J’ai testé pour vous et surtout pour moi : Prey

Le 9 février dernier, anniversaire de mon meilleur pote, je me suis rendu chez Bethesda France pour la deuxième fois en quelques mois (la première c’était pour Dishonored 2). Cette fois-ci c’était pour mettre les mains sur la première heure de Prey, le nouveau bébé d’Arkane Studios.

Bon, avant toute chose, ce qu’il faut savoir c’est que je ne connaissais rien du tout de ce jeu. Ni l’histoire, ni les personnages, rien. Je savais qu’il y avait eu un jeu précédent portant le même nom (on serait donc face à un reboot ?) J’étais aussi au courant qu’une suite au premier jeu avait été annulé mais ça s’arrête là. Je ne savais même pas que c’était un FPS. Résultat, j’ai pris une grosse claque, tant dans le déroulement que graphiquement. Je vais donc essayer de vous en parler, malheureusement avec quelques spoilers sur cette première heure de jeu… Qui n’en seront sans doute pas d’ailleurs si vous avez déjà vu un ou deux trailers. Bref, lançons-nous dans mon (intéressante) expérience.

Toujours un plaisir de pouvoir choisir le sexe du protagoniste

Toujours un plaisir de pouvoir choisir le sexe du protagoniste

Le premier truc qui me frappe au le lancement de la démo de Prey, c’est qu’on peut choisir d’être un homme ou une femme. Ça n’a aucune incidence sur le gameplay mais c’est rassurant de voir qu’en 2017 des AAA proposent autre chose que le classique héros blanc dans la trentaine. On ajoutera d’ailleurs que le personnage que vous incarnez ici est asiatique. Bref je suis frappé par le choix du sexe et je me lance en incarnant Morgan Yu (version femme, bien joué le coup du prénom unisexe).

Je me réveille un matin de 2032 (je ne me rappelle plus le jour). Je suis dans mon appartement avec une vue magnifique sur San Francisco et je reçois un appel de mon frère, Alex, qui me semble être le patron de TranStar, une énorme société spécialisée dans la neuroscience (entre autres) et qui prépare un voyage dans l’espace. Bref, il me dit d’enfiler ma tenue (un scaphandre, étrange, mais je me dis qu’on est en 2032 donc pas de problème, ça doit être la norme) et de me rendre à l’héliport sur le toit de mon immeuble, un hélicoptère m’y attend pour me mener au QG de TranStar. Je fouine un peu ici et là dans l’appartement, je regarde mes mails, je ramasse des collectibles sans doute important pour la suite, des objets de soin aussi et je touche un peu à tout. J’essaye d’ouvrir la baie vitrée mais elle est bloquée. Dommage j’aurais voulu en voir plus graphiquement, c’est sans doute trop tôt dans la conception de la démo. J’enfile enfin mon scaphandre et c’est parti. Je croise un ouvrier effectuant quelques réparations dans le couloir de mon immeuble et je prends l’ascenseur direction l’hélicoptère. Une fois dedans (tiens on ne voit pas le pilote, je dois être un personnage VIP, en toute logique) j’ai le droit à une petite scène d’introduction tout au long du voyage dans les airs. La musique est top et me rappelle un générique TV des années 80, c’est génial, je me demande « mais quel est ce jeu bordel, ça a l’air vraiment cool ».

Alex Yu

Alex Yu

Enfin, après ce rapide opening, j’arrive à TranStar. Descente d’hélicoptère et je me rends à l’accueil. Là s’engage une discussion avec Alex, mon frère (vous suivez ?) Il me dit qu’il est content que j’ai enfin accepté de le rejoindre dans l’entreprise, que j’ai toujours les yeux rouges (là je me dis que j’ai pas bien dormi) et que j’ai des tests à passer avant d’être envoyé en orbite la semaine d’après. Pourquoi pas.
Ni une, ni deux, je rentre dans la première salle de test. Là, de l’autre côté de la vitre, se trouve un Docteur dont je n’ai plus le nom entouré de deux de ses assistants. Le premier test se passe bien (retirer des boites d’une zone), le deuxième aussi (même si je me cache derrière une chaise et que cela les intrigue). Le troisième est aussi simple que les deux premiers. À ce moment là, le docteur demande un café à un de ses assistants puis je rentre dans la quatrième et dernière salle. Clairement l’épreuve la plus étrange. On me demande de répondre à des questions saugrenues et pas très morales je dois dire… Et BAM, c’est le BORDEL ! Le Docteur prend sa tasse, fait remarquer qu’elle est vide et celle-ci se transforme en alien qui lui agrippe la tête et le tue. Toujours au même moment, le mec qui était à l’accueil avec mon frère déboule dans la salle, tue le mimic (c’est le nom de l’alien je crois) et l’assistante du Docteur, comme si c’était normal. Pendant ce temps, le personnage que j’incarne, Morgan Yu, s’évanouit car du gaz envahit la salle où je me trouve (j’apprends en même temps, en interceptant je ne sais comment une communication, qu’il y a un problème et que l’on m’a évanoui par sécurité).

Avant le drame

Avant le drame

Je me réveille un matin de 2032 (je ne me rappelle plus le jour). Je suis dans mon appartement avec une vue magnifique sur San Francisco et je reçois un appel de mon frère, Alex, qui me semble être le patron de TranStar, une énorme société spécialisée dans la neuroscience (entre autres) et qui prépare un voyage dans l’espace. Bref, il me dit d’enfiler ma tenue… Non je ne me répète pas, ça se passe vraiment comme ça. Je me réveille de nouveau le même jour de la même année après ce qui vient d’arriver chez TranStar. Je suis abasourdi par l’enchaînement des événements là.

Je me lève donc de nouveau, ne comprenant toujours pas ce qu’il se passe, je ramasse les collectibles, enfile mon scaphandre (mais pourquoi j’ai un scaphandre nom de dieu?) Je check mes mails, première surprise, j’en ai 3 qui me disent que je dois fuir, que je suis en danger, etc. J’ai peur. Je sors de l’appartement. L’employé que j’avais croisé la veille (je crois que c’était la veille) est mort dans le couloir menant à l’héliport. En l’examinant je récupère une sorte de clé à molette (désolé je ne suis pas très calé en outil) qui va me faire office d’arme pour la suite. Plus étrange encore, le couloir qui menait à l’ascenseur est fermé par un mur. Je commence à paniquer, littéralement, je me suis pris au jeu. Bref, au moment où j’ai ramassé l’outil j’ai reçu un appel inconnu de X (là aussi j’ai oublié son nom), qui me dit de fuir l’appartement car je n’y suis pas en sécurité. C’est marrant mais je m’en doutais un peu. Le couloir étant bouché, je me dis « tiens, avec la clé à molette je dois pouvoir péter la baie vitrée et trouver une sortie pour m’enfuir ». Ni une, ni deux, je cours dans mon appartement, coup sur la vitre, qui explose et… OH MON DIEU, JE CROIS QUE JE SUIS CHEZ TRANSTAR ! Mon appartement n’était que du vent ! C’est quoi ce délire/jeu là ? Les bras m’en tombent, je me sens même trahi. J’ai d’ailleurs rarement ressenti ça dans un jeu, pourtant c’est pas la première fois que je suis face à une trahison vidéoludique.

OH MON DIEU LE DELIRE

OH MON DIEU LE DELIRE

Bref, je suis dans un labo de TranStar et je dois m’en échapper. Je me fais alors attaquer ça et là par des mimic et je me défends vaillamment avec mon fidèle outil, non sans mal. Surtout. Les ennemis de ce Prey ont la fâcheuse particularité d’être métamorphe, résultat on ne les voit pas venir dans 90% des cas. La musique de combat stressante qui se déclenche quand ils apparaissent aide un peu et sert parfaitement l’ambiance. Je déambule dans la structure et là je vois les différents mécanismes qui ont permis de me faire croire que je sortais de mon immeuble pour me rendre chez TranStar. Murs coulissants, ascenseur me faisant croire que je monte ou descends, murs intelligents imitant parfaitement l’extérieur, vol d’hélicoptère simulé, etc. Tout était en place pour me faire croire que tout allait bien. Pire encore, les fameux tests auxquels je me soumets au début de l’aventure sont une routine de ma vie vu qu’à un moment je tombe sur les résultats des dix tests précédents. Je suis vraiment sidéré par ce niveau d’escroquerie !

X me contacte ensuite régulièrement pour me dire quoi faire et surtout pour que je me rende à mon bureau afin d’y trouver les réponses à mes questions. J’ai donc un bureau ici et j’étais déjà employé de TranStar. Intéressant. Je me fraye donc un chemin dans l’immeuble de TranS… Attendez ! Je ne suis pas sur Terre ! JE SUIS SUR TALOS I BORDEL ! Cette foutue station spatiale où je devais me rendre après les tests (voilà pourquoi j’enfile un Scaphandre!!!!) Mais on va où là ? C’est quoi ce jeu ? Pourquoi on me fait ça ? Mon cœur balance entre les pleurs et l’excitation. Tout est tellement alambiqué et recherché. Tout va tellement vite. Bon, j’arrive enfin à mon bureau (enfin le bureau de Morgan, vous l’aurez compris), après avoir tué quelques mimics avec de nouvelles armes (fusil à pompe et fusil à colle). Je m’y installe, je lance la vidéo censée m’éclairer sur ce qui se passe ici. Oh mon Dieu ! C’est mon personnage qui a enregistré cette vidéo et qui commence par le classique « si tu lis ça, c’est que t’es dans la merde ! » GÉNIAL ! Bravo TranStar ! Bravo Alex (Yu) ! Double ovation pour Alex d’ailleurs qui coupe la vidéo quand ça devient intéressant, efface le morceau que je n’ai pas vu et me dit qu’il le fait pour mon bien. À d’autres faux frère ! Puis, il raccroche précipitamment. Visiblement il a l’air d’avoir des problèmes. Bon, et ben il va être temps de remettre de l’ordre sur Talos I, un travail pour Morgan Yu. Bordel, à quoi sert ce neuromod ?

Rencontre du 3e type (facile celle-ci)

Rencontre du 3e type (facile celle-ci)

Voilà, vous l’aurez compris. J’ai adoré cette heure de démo de Prey. L’ambiance est top, le scénario pour l’instant a l’air aux petits oignons et graphiquement on ressent bien la patte Arkane, ce que j’ai d’ailleurs fait remarqué à l’attaché de presse de Minuit Douze qui m’a ensuite posé quelques questions sur mes ressentis sur le jeu. En effet, les déplacements sont très « dishonored », jusqu’à la glissade du personnage. Et les décors aussi. Sortie de l’appartement très moderne de la protagoniste, la station spatiale est un mélange d’Art Déco et de rétrofuturisme du plus bel effet. J’en ai presque oublié être dans le futur. Le pied.

Tout ça pour vous dire que je n’attendais rien de la prochaine licence d’Arkane et que maintenant j’ai hâte d’être au 5 mai prochain (PC, PS4, Xbox One) pour mettre la main sur ce bijou annoncé de FPS/RPG. Je sais que je n’ai encore rien vu, vous non plus d’ailleurs !

L'art déco pour une station spatiale c'est quand même la classe

L’art déco pour une station spatiale c’est quand même la classe

avatar Publié par le 15 février 2017. Classé dans à la une, Actualités, PC Windows, PlayStation 4 (Pro), Tests et Avis, Xbox One (X). Vous pouvez suivre les réponses de cet article via le RSS 2.0. Vous pouvez laisser une réponse ou un trackback sur cet article

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