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[Rétro-Test] The Magical Quest Starring Mickey Mouse

Qui, en toute honnêteté, peut dire tout haut qu’il ne connaît pas cette petite souris créée par ce cher Walt Disney et qui traverse les âges et les générations ? Oui, peu de personnes en effet.

Mickey Magical Quest - TitreJe n’ai donc pas besoin de vous la présenter car il s’agit bien de notre cher Mickey Mouse. Fleuron de l’empire Disney qui en a fait sa mascotte officielle et qui a eu droit à des centaines de produits dérivés divers et variés, allant de la simple peluche au t-shirt en passant par les pin’s et verres en tous genres. Tout cela pour nous amener à un produit en particulier, le jeu vidéo ; et pas n’importe lequel, puisqu’il s’agit d’un titre exclusif à la Super Nintendo sorti à la grande époque de la « guéguerre » Sega contre « Big N »,  guéguerre qui créait de nombreux débats pleins de passion dans les cours de récréation.

The Magical Quest starring Mickey Mouse sorti en mars 1993 sur Super Nintendo et réédité en septembre 2002 sur Game Boy Advance est un jeu de plateforme développé et édité par Capcom qui avait les droits pour les jeux Disney sur les consoles Nintendo. Je ne vous présente pas le studio japonais, tant son catalogue de jeux est varié, connu et reconnu par tous, Resident Evil, Street Fighter ou encore Megaman pour ne citer qu’eux. En bref, cela annonce du lourd et le savoir-faire nippon sur ce genre de soft.

Mickey Magical Quest - Screen 1

Concernant le scénario, il est assez classique : par une belle journée ensoleillée, Mickey accompagné de ses deux amis Donald et Dingo sortent pour jouer à la balle avec Pluto (oui le chien de Mickey et non l’adverbe, vous n’êtes pas les premiers à faire la blague). Tout se passe bien jusqu’à ce que Dingo envoie la balle sur la tête de notre souris préférée qui rebondit puis va se perdre on ne sait trop où. Pluto, poussé par son instinct canin à aller chercher son jouet, fini par se perdre et c’est le début de notre partie.

Nous commençons sur une carte qui annonce la couleur avec six mondes assez variés. Cela va de la forêt enchantée jusqu’au château en haut de la colline sans oublier un monde de glace. Dès le lancement du premier niveau, il faut se l’avouer : c’est beau !!! La 2D n’a pas du tout vieillie et l’animation est très réussie et vraiment bien finie. On est face à un magnifique jeu de plateforme conçu avec tout le savoir-faire d’une excellente équipe de développement japonaise. Les sprites sont vraiment beaux, les mouvements fluides, les décors super détaillés et le Mode 7 (il s’agit d’un procédé d’affichage révolutionnaire et unique à l’époque qui permettait de faire des zooms, d’exécuter les déplacements indépendants de certains sprites, etc…) est utilisé pour afficher des sprites à scrolling horizontal tels que des nuages au premier plan. On sent que l’on va en prendre plein les yeux durant tout notre périple. Une des premières choses qui frappent est que nous sommes dans un jeu de plateforme, mais pas que. Il y a, c’est vrai, des passages secrets disséminés de part et d’autre dans tous les recoins du jeu, mais il y a aussi différentes façons d’y accéder. Ce qui m’amène à parler des autres mécaniques du jeu.

Mickey Magical Quest - Screen 2

Contrairement à son prédécesseur sur Megadrive (Castle of Illusion Starring Mickey Mouse), dans lequel Mickey ne pouvait que sauter ou lancer des projectiles,  notre petit rongeur peut ici changer de tenue. Il endossera à tour de rôle la tenue d’un magicien, celle d’un pompier et celle d’un alpiniste. Ces dernières lui conféreront par ordre de citation : la capacité de « piloter » un tapis volant ainsi que de jeter des boules magiques, le pouvoir de bouger certains blocs, d’éteindre le feu, de stopper des plateformes ainsi que de créer des glaçons avec l’eau et pour finir, la possibilité de s’accrocher à des plots ou des éléments du décor. Le joueur ne s’en rendra pas compte au premier abord mais le tout donne énormément de richesse au gameplay qui se voit grandement modifié à chaque fois que l’on décide de changer de tenue. En d’autres mots, les développeurs ont été sacrément doués et ont su tirer avantage du Mode 7 pour les parties techniques et visuelles mais aussi pour les nouvelles capacités de notre protagoniste qui sont judicieusement bien mises en valeur. Concernant la musique, nous sommes face à une bande son bien orchestrée et très prenante qui joue judicieusement sur l’univers des niveaux dans lesquels nous nous trouvons, de la musique stressante du monde feu qui nous oppresse à des sonorités très légères pour le monde de la glace. Bref, du grand art.

En conclusion, je dirais que ce jeu n’a pas pris une ride. On prend toujours autant de plaisir à le faire et à le refaire ! C’est un joueur qui l’a découvert et redécouvert sur plusieurs générations de sa propre vie qui vous le dit. On passe un moment fort agréable dans cette aventure inédite de notre Mickey international. Un plaisir que l’on partage aisément entre les différentes tranches d’âges et qui inspirera les mêmes étoiles dans les yeux des enfants qui le découvriront que celles que j’ai pu avoir lors de ma première partie sur ce jeu, il y a vingt ans déjà…

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