Rétro Test – Teenage Mutant Ninja Turtles 2

Dans les années 1980 et 1990, un raz-de-marée s’est abattu dans le monde entier en provenance des États-Unis : Les Tortues Ninja. Des comics au cinéma en passant par les jouets, les dessins animés et les produits dérivés de masse, il était impossible de passer à côté de ces quatre « tortues d’enfer ». Il était bien normal que ces « chevaliers d’écaille et de vinyle » envahissent aussi le microcosme des jeux vidéo. Aucune machine n’est alors épargnée : arcade, NES, Super Nintendo, MegaDrive mais c’est à la petite Game Boy que nous allons nous intéresser.

TMNT 2 - Couverture

Après un premier épisode, Teenage Mutant Ninja Turtles : Fall Of The Foot Clan, paru dès 1990 à la sortie de la Game Boy et devenu l’un des jeux les plus vendus de sa génération, Konami, l’éditeur du jeu se doit de battre le fer tant qu’il est chaud. Il fallait en effet récidiver le succès de cet épisode pour le moins moyen. C’est donc en 1992 que Teenage Mutant Ninja Turtles 2 : Back From The Sewers voit le jour. À l’image de son aîné, ce second épisode est un beat-them-all dans lequel les tortues doivent encore une fois délivrer l’un de leur camarade enlevé par le clan des Foot de l’infâme Shredder !

C'est parti pour l'aventure!

C’est parti pour l’aventure!

Cowabunga ! Les tortues sont de retour !

Après avoir sauvé April O’Neil et mis à bat les plans de Shredder et Krang, les tortues pensaient pouvoir se la couler douce… C’était sans compter sur leur ennemi, de retour pour semer encore une fois la zizanie dans la vie de nos reptiles préférés. N’ayant pas de journaliste rousse sous la main, Shredder s’attaquera à Splinter, le maître des tortues, lançant nos quatre ninjas à l’assaut du clan des Foot. Autant dire que l’on ne jouera pas au jeu pour son histoire et autre subtilité scénaristique. Nous sommes dans un beat-them-all classique ici, point de philosophie et encore moins de subtilité : il faut avancer et cogner, simple non ? Après tout, nous ne sommes pas de grands peintres de la renaissance italienne. Non! On joue des tortues changées en ninja par un mutagène, et ça, ça peut énerver…

Quatre tortues d'enfer dans la ville

Quatre tortues d’enfer dans la ville

Un gameplay malheureusement modifié

Comme le titre du jeu le laisse deviner, nous jouerons de nouveau avec les quadruplés : Léonardo armé de ses katanas, Michelangelo habile aux nunchakus, Donatello et son gigantesque bô, Raphaël quant lui maîtrisera les saïs. Donatello et Léonardo resterons les personnages fétiches grâce à leur allonge alors que Raphaël ne sera que la roue de secours en raison de la faiblesse de ses armes. À propos des armes, sachez que les attaques à distance du premier jeu symbolisées par le lancer de shurikens ont bel et bien disparu. C’est dommage surtout lorsque l’on sait qu’il ne reste plus que la seule attaque au corps-à-corps : on se retrouve alors à enchaîner le même coup tout au long du jeu. Puisque l’on évoque la durée de vie du jeu, il est important de noter que les développeurs ont tenu compte des remarques faîtes à l’encontre du premier épisode. Les cinq pauvres niveaux de Fall Of The Foot Clan sont réévalués à six (sic)… Le joueur remarquera que le jeu n’est pas à ranger aux côtés des grandes odyssées du jeu vidéo, il ne faut effectivement à peine une heure pour sauver Splinter. Mais malgré cette courte durée de vie, l’aventure se montre plaisante devant la diversité des environnements proposés. Les niveaux se composent de plusieurs sous-niveaux de belle facture donnant l’impression au joueur de traverser New York de long en large. De plus, certaines innovations sont les bienvenues comme les phases de skateboard qui rythment le jeu avec un gameplay bien sympathique.

De l’action débridée

À propos des environnements, Konami a mis la barre bien plus haute  par rapport au premier volet : finis les fonds vides et répétitifs. Pour cette suite, les décors sont plus travaillés. Ceux-ci sont remplis d’animations aussi somptueuses que sympathiques. Si les différents stages sont beaux, les musiques ne sont pas en reste. Bien sûr, le joueur retrouvera le mythique thème du générique de la série animée. On peut en effet trouver d’autres thèmes musicaux tout aussi réussis, mention spéciale pour la musique accompagnant l’arrivée des boss. Si l’on peut féliciter l’effort fait sur le contenu musical, il ne faut pas oublier la qualité d’animation de Teenage Mutant Ninja Turtles 2 : Back From The Sewers. D’ailleurs, ceux qui ont joué aux deux épisodes  le savent : le second jeu ne souffre nullement de la comparaison avec son aîné d’un point de vue graphique, dans le premier, les tortues tenaient plus des extraterrestres de Space Invaders que des ninjas urbains. Konami a donc revu les graphismes à la hausse et cela se voit, tant le jeu est beau mais plus important, la taille des sprites est lui aussi augmenté et rend l’action moins linéaire. Les animations sont fluides et nombreuses, et il est maintenant possible d’interagir avec certaines parties des environnements et c’est là l’un des principaux atouts du jeu.

Les Boss et leur thème mythique!

Les Boss et leur thème mythique!

Une difficulté revue à la hausse

L’un des défauts majeurs du premier volet était sa trop grande facilité. TMNT2 propose lui trois modes de difficulté : facile, normal et difficile. Si les deux premiers se révèlent assez simples, le dernier mérite vraiment son nom. C’est simple, vous ne saurez plus où donner de la tête tant les ennemis seront nombreux et agressifs.  Les ennemis arriveront de toute part et le joueur ne saura plus où donner de la tête. La difficulté est d’autant plus élevée que la suppression de l’attaque à distance vous oblige à naviguer d’avant en arrière afin de gérer la totalité des nombreuses vagues d’ennemis. Encore une fois, voici l’exemple du genre de défauts qui peuvent plomber un jeu, c’est dommage.

En conclusion, nous ne pouvons que maudire ces faiblesses tant le jeu paraît prometteur. Bien supérieur à son aîné, il réussit à en corriger les défauts pour en créer d’autres. Le jeu n’est pas pour autant raté et procure même un certain plaisir, par contre il pêche à cause d’une difficulté mal gérée et d’un grand manque de variété dans son gameplay. Heureusement pour la licence, un autre jeu à l’effigie des tortues sorti quelques mois plus tard sur Super Nintendo restera qui lui dans les mémoires : Teenage Mutant Ninja Turtles IV : Turtles In Time. Mais ça, c’est une autre histoire…

Reviens Léo, j'ai les mêmes à la maison!

Reviens Léo, j’ai les mêmes à la maison!

L’avis De Jibey

Malgré de très bonnes idées et une excellente réalisation, Teenage Mutant Ninja Turtles 2 : Back From The Sewers ne peut pas jouer dans la cour des grands en raison d’un trop grand nombre de défauts majeurs. S’il reste dans les mémoires des fans, il n’en sera pas de même pour la mémoire des autres joueurs… 

Les plus

                                                                                                                                      

  • Une campagne plus longue que celle du précédent volet…
  • Une variété des environnements rare pour un jeu Game Boy
  • Des musiques entraînantes  et d’excellentes factures

 

Les moins      

  • … mais guère plus
  • La suppression des shurikens rend le gameplay beaucoup plus fade que celui de son aîné
  • Une difficulté redondante
  • Pourquoi est-ce toujours la même histoire ?
avatar Publié par le 6 novembre 2013. Classé dans à la une, Rétro Test, Tests et Avis. Vous pouvez suivre les réponses de cet article via le RSS 2.0. Vous pouvez laisser une réponse ou un trackback sur cet article

3 Réponses pour Rétro Test – Teenage Mutant Ninja Turtles 2

  1. J’ai terminé le premier volet je ne sais combien de fois à l’époque, mais je n’ai pas souvenir d’avoir posé mes mains sur ce second épisode. C’est quand même triste que Raphael, la tortue la plus badass du quatuor, soit toujours la moins appréciée à cause de son allonge rikiki.

    Sympa de se replonger dans la période Game Boy en tous les cas! Je me maudis chaque jour d’avoir vendu la mienne…

    Vivement le prochain rétro-test! 😉

  2. Un Game Boy ne vaut pas bien cher aujourd’hui!
    L’avantage de la portable est qu’elle n’était pas zonnée: j’avais la version US du jeu, celle avec une jolie pochette. Comme je vivais à Paris, on trouvait pas mal de jeux en import.

    Merci pour tes commentaires et tes encouragements. Le prochain Rétro-Test arrivera le plus vite possible! 😉

  3. ça dépend, si tu en veux un (j’ai toujours dit « une » mais « un » Game Boy est plus logique en fait) en bon état, en particulier avec un écran qui n’a pas trop pris de coups, ce n’est plus si bon marché. Les gens commencent à comprendre que les jeux et consoles classiques reviennent à la mode et ça se ressent sur les prix… :-s

    Quelle portable en tout cas! Ma première console. J’avais refusé une Megadrive à l’époque pour avoir un Game Boy… Je pense que c’est ce choix initial a décidé de toute ma vie de joueur. ^^

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