Duck Tales – l’épopée du plus grand des Canards !

Menu de départ.

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Support du test : NES et PC

♫Picsou, woo-ooh ! En suivant Riri, Fifi et Loulou, woo-ooh♫

Que celui qui n’a pas frémi devant ce générique et qui ne l’a pas chanté dans sa tête me jette son sou fétiche!
Le 13 août 2013 sortait un jeu que nous attendions depuis longtemps : Duck Tales Remastered.
À voir ou à fuir comme la peste? Comparatif.

Le jeu initial a été produit, développé et édité par Capcom en 1989 sur NES et réédité en 2013 par le studio indépendant Wayforward Technologies à qui l’on doit Double Dragon Neon sorti l’année dernière, pour ne citer que lui.
Vous contrôlez le Grand et Admirable Onc’ Picsou de son vrai nom Balthazar Picsou (Scrooge Mc Duck pour nos amis porteurs de kilts), le plus grand boss de toute la ville et le plus riche de tout Canard-ville. Picsou est tranquillement dans son manoir quand tout à coup l’alarme résonne: que se passe t-il? Les Rapetous attaquent le coffre-fort à l’aide d’une bombe? NON! D’une volée de bombes ! La porte cède et voilà nos voleurs prêts à dérober notre or. Heureusement, le Majordome arrive à temps à bord de votre Duckati pour vous sortir de ce mauvais pas. Vous noterez la référence à la célèbre marque automobile Ducati.

Un des petits plaisir sur le jeu.

Un des petits plaisir du jeu.

Après cette introduction, Picsou trouve une carte au trésor qui traînait sur son coffre (il aurait bien besoin de changer de verre de correction) et décide, comme à son habitude, de partir à sa recherche pour s’enrichir. (Notez que cette phase n’existe pas dans la version NES et que le joueur commencera directement par la sélection des niveaux via l’ordinateur après l’écran titre.)

Pour mettre la main sur ce trésor, vous serez amené à voyager vers cinq destinations données par l’ordinateur de notre roublard, chacune correspondant à un niveau en scrolling horizontal et vertical:

– L’Amazonie
– La Transylvanie
– Les mines Africaines
– L’Himalaya
– La Lune

Écran du choix de niveau

Écran du choix de niveau

Chaque niveau à son propre bestiaire : gardiens du temple et gorilles pour l’Amazonie, squelettes et momies en Transylvanie, limaces et chauve-souris dans les mines, quelques bouquetins et lapins en Himalaya et pour finir des aliens sur la Lune (ça fait beaucoup d’aliens en ce moment si l’on ajoute Saints Row IV.) Une seule solution pour l’Oncle Picsou : utiliser sa canne afin de les vaincre. Les niveaux sont assez labyrinthiques, ce qui peut s’avérer compliqué sur NES car contrairement à la version Remastered, le jeu original ne comporte aucune carte. Cependant, cette dernière était composée de moins de salles à explorer pour éviter que les jeunes joueurs que nous étions ne s’y perdent.

Le menu pause, offre une map pour que les joueurs ne se perdent pas

Le menu pause, offre une map pour que les joueurs ne se perdent pas

Enfin bon, tout est relatif quand on parle de visiter des salles. Dans le Remastered, vous aurez besoin de fouiller chaque pièce pour retrouver des objets et enfin finir le niveau.
Tandis que dans le premier opus, le seul endroit demandant de fouiller chaque salle est la Lune, niveau demandant de récupérer deux objets nécessaires.
Chaque niveau sera évidemment clôturé par un Boss, sa défaite livrant ainsi le trésor tant convoité.

Boss du niveau de l'Hymalaya.

Boss du niveau de l’Hymalaya.

Une fois le niveau terminé, vous vous retrouverez face à la console de high score, représenté par l’ordinateur de choix du niveau. Ce dernier listera tout les diamants ramassés pendant la partie.

Les scores s'affichent en fin de niveau

Les scores s’affichent en fin de niveau

Dans le Remastered, ces quelques (millions) de dollars serviront à acheter divers “goodies” tels que des images des protagonistes et antagonistes du jeu, des artworks, des screens de la série animé La Bande à Picsou et bien sûr, les musiques du jeu.

Le shop de goodies

Le shop de goodies

Abordons d’ailleurs ce sujet :
La musique sur NES est composée entièrement par Hiroshige Tonomura qui est… Un illustre inconnu, étant donné qu’il n’a composé que pour Duck Tales (toute la musique) et le thème du premier niveau du jeu d’arcade 1943 Kai. Les compositions les plus marquantes de Duck Tales sont The Moon Theme et le thème principal (qui est plus un arrangement qu’une création.) Voici d’ailleurs le fameux The Moon Theme :

On doit la musique de la version Remastered au compositeur attitré de Wayforward Technologies, Jake Kaufman. Egalement connu sous le pseudonyme de Virt, il a travaillé par le passé sur Double Dragon Neon, BloodRayne : Betrayal ou encore Batman: The Brave and the Bold – The Videogame. Cette bande originale conserve sa fraîcheur d’antan tout en ajoutant de nouvelles sonorités originales qui viendront charmer vos oreilles. Les nostalgiques apprécieront redécouvrir les thèmes revisités de leur jeunesse et les joueurs qui découvrent apprécieront avec bonheur ces compositions qui resteront longtemps en tête. A titre de comparaison, voici la version Remastered de The Moon Theme :

Contrairement aux croyances populaires, les graphismes d’un jeu n’en font pas un excellent titre, n’en déplaise à Crysis ou à de nombreuses licences blockbusters. Avec Duck Tales Remastered, on découvre tout de même un univers coloré et édulcoré, nous rappelant les dessins animés de notre enfance. En effet le jeu respecte l’univers de la série La bande a Picsou.
Duck Tales sur NES est un très beau jeu pour l’époque. La palette de couleur est très bien utilisée, les univers sont variés mais les performances de la console restent assez faibles. Le jeu connait des bugs d’affichage dès la présence de plus de 3 sprites à l’écran !

Il y a également une différence entre les deux versions du jeu : la PAL et la NTSC. Le rafraîchissement NTSC (60 Hz) est plus fluide que le PAL (50 Hz). Ce qui se traduit par un jeu plus beau sur la version NTSC et moins sujet aux ralentissements et aux freezes; à noter que cela gère aussi la fluidité des musiques, les versions PAL pouvant freezer et causer des ralentissements sur la musique en même temps que l’affichage à l’écran.

En conclusion :

Les + :
– Gameplay fluide et facile à prendre en main.
– Musiques entraînantes.
– Graphismes sympathiques et colorés.
– Histoire qui colle parfaitement à l’univers.
– Jeu reprenant la difficulté de l’âge rétro (très rare de nos jours).

Les – :
– Faible durée de vie (30 minutes sur NES / 3h sur PC), surtout par rapport au prix.
– Beaucoup de bugs sur la version NES.
– Pas de vrai scénario.
– Peu de replay-value sauf pour les fans de scoring.
– Pas d’animation pour la bouche des personnages lors des dialogues pourtant simple à effectuer pour un jeu de 2013.
– Pas de version française pour les dialogues.

Notes globales :

Duck Tales (Aurrusis) : 16/20
Duck Tales Remastered (Mazer-Ellaris) : 13.9/20

Note d’Aurrusis : La NES étant une “console gruyère” (très facilement exploitable), elle arrive à se glitcher toute seule, rendant le jeu instable et passible de crash. Quant au scrolling, il s’avère quelque fois meurtrier : en effet certains passages de tableaux font que Picsou rentre en collision avec un ennemi qu’on ne pouvait voir juste avant.

Note de Mazer-Ellaris : Quant à Remastered, le seul défaut reste la durée de vie et son prix, surtout avec un replay-value inexistant mais la nostalgie et l’ambiance de la série permettent l’oubli de ce défaut.

Et voilà la fin...

Et voilà la fin…

En complément, voici une vidéo de gameplay du jeu dans sa version NES commentée par Aurrusis.

avatar Publié par le 31 août 2013. Classé dans à la une, NES, PC Windows, Steam, Tests et Avis. Vous pouvez suivre les réponses de cet article via le RSS 2.0. Vous pouvez laisser une réponse ou un trackback sur cet article

12 Réponses pour Duck Tales – l’épopée du plus grand des Canards !

  1. Excellent le double-test classique/remaster, du beau boulot!

    Le jeu vaut le coup rien que pour le thème musical du niveau sur la lune! :p

  2. T’es pas un nostalgeek toi, avec ton avatar en pixel-art? :p

  3. Ah! Le fameux Moon Theme! Meeea en a fait son générique pour l’Antre Du Meeea. Smooth McGroove l’a repris aussi en version acapella. Ce thème, c’est la mega classe!

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  6. cette musique est tout juste épique je l’écoute en boucle depuis des jours!!!

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