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Dragon Ball Z : Kakarot – Mieux vaut tard que jamais

Chez Game Inferno, on nous reproche souvent de prendre notre temps pour (bien) faire les choses. La procrastination ou l’art de tout remettre au lendemain s’est répandue dans nos équipes mais nous permet aussi de nous poser sur les jeux à tête reposée, bien loin de la folie qui entoure généralement l’arrivée d’un titre attendu. Ainsi, près de quatre mois après sa sortie, je vous propose dans ce modeste article, un test de Dragon Ball Z Kakarot, dernier bébé de CyberConnect2, le studio derrière la série des .hack ou bien encore moults adaptations de mangas comme Jojo’s ou Naruto.

Bienvenue dans le monde de Dragon Ball!

Avant-propos :

Madeleine de Proust : Est qualifié de madeleine de Proust, tout phénomène déclencheur d’une impression de réminiscence. Ce peut être un élément de la vie quotidienne, un objet ou un geste par exemple, qui ne manque pas de raviver un souvenir à la mémoire de quelqu’un, comme le fait une madeleine à celle du narrateur d’À la recherche du temps perdu de Marcel Proust.

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Au début, il y avait un homme, Akira Toriyama et son œuvre, Dragon Ball. Née en 1984, la licence n’est plus à présenter tant elle est encore vivante aujourd’hui. Son adaptation en animé, débarquée en 1988 chez nous, a vu le manga être scindé en deux parties : Dragon Ball (1986-1989) et Dragon Ball Z (1989 – 1996). Doragon bōru zetto Kakarotto, dont nous parlons dans ces lignes, est l’adaptation de la seconde partie du célèbre animé et retrace donc les aventures de Son Goku et ses amis de l’arc Saiyen à l’arc Majin Buu.

Si le jeu vidéo a régulièrement proposé des adaptations de l’œuvre de Toriyama-sensei depuis les années 1980, peu de celles-ci l’ont été en RPG et parmi les rares RPG conçus dans l’univers du chef-d’œuvre, quasiment aucun ne sont sortis dans nos vertes contrées. Ainsi, voir un jeu d’action-RPG se passant dans « The World » (nom donné à l’univers de la franchise) débarquer sur nos consoles et PC est un réel plaisir et a aiguisé notre curiosité.

Un arbre de compétences très RPG.

Soyons honnêtes, le côté RPG est tout de même assez limité. Ne vous attendez pas à un Witcher, un Kingdom Hearts, un Morrowind ou un Final Fantasy. Cela reste du Dragon Ball, donc de la grosse baston ! Le gameplay est d’ailleurs plus proche des jeux de la série Xenoverse, jeux déjà connus pour leur approche RPG de la bagarre, que d’un Xenoblade par exemple. Plutôt agréable et facile d’accès, le gameplay est d’ailleurs l’une des principales forces du titre. Si l’on peut lui reprocher une certaine redondance, surtout une fois les plus violentes attaques spéciales acquises, la maniabilité de ce Kakarot est agréable et rend les affrontements nerveux et dynamiques : tout ce qu’un fan peut attendre. Simple donc mais terriblement efficace, que pouvons-nous demander de plus ? La progression de l’histoire, faite de quêtes principales et de quêtes annexes, est là pour vous rappeler que nous sommes dans le contrat type de tout bon RPG. L’arbre de compétences, vaste et assez complet selon les personnages, est également un passage obligé mais chaque nouvel ajout se montre particulièrement jouissif lorsque l’on peut éliminer ses ennemis à coups de Big Bang Attack, de Kamehameha ou bien encore Makkenkosappo. Le leveling de ses personnages devient addictif tant l’on souhaite à tout prix débloquer le Genkidama ultime ou bien encore afin d’achever certaines quêtes annexes nécessitant d’affronter des adversaires de plus en plus retors.

Des attaques finales impressionnantes…
Le finish moove, toujours aussi satisfaisant
… aux effets dévastateurs!

L’histoire de l’œuvre est respectée malgré les quelques retouches (principalement de la censure) effectuées sur certains passages clés comme l’affrontement mythique entre Goku et Frieza sur la planète Namek. En dépit de cela, le jeu propose une narration fidèle des aventures de nos héros tout en l’allongeant de quêtes annexes et mini-jeux à l’intérêt varié mais dont on ne pourra pas accuser la générosité. De plus, les fans des univers de Xenoverse et Fighter Z ne seront pas déçus en découvrant l’incorporation de Mira, Towa et C-21 à l’immense galerie de personnages de la franchise.  Ainsi, vous pouvez compter une bonne trentaine d’heures afin de venir à bout de la quête principale du jeu, et en ajoutant une vingtaine d’autres pour faire le jeu à 100% et acquérir le précieux trophée de platine. Durée de vie assez basse pour un RPG mais plutôt élevée par rapport aux standards actuels.

Bienvenue dans "The World"
Affrontement mythique sur Namek.

Nous allons aborder ici le principal aspect « madeleine de Proust » de notre test : les graphismes. CyberConnect2 a réalisé des prouesses avec ce soft, bien aidé par un Unreal Engine 4 au sommet. The World paraît vivant, en constant mouvement et les différents effets, qu’ils soient de lumière et d’eau sont impressionnants. Les personnages semblent tout droit sortis du crayonné de Toriyama et les animations lors des combats ont la fluidité et le dynamisme qu’avaient élaboré Daisuke Nishio et Shigeyasu Yamauchi sur l’adaptation en animé. Jouer au titre relève ainsi du voyage dans le temps, de la sensation de réaliser le rêve qu’enfant on faisait éveillé lors de notre rendez-vous quasi-christique avec les Z warriors via le Club Dorothée. Et c’est aussi, à mes yeux, le véritable cœur de ce Dragon Ball Z Kakarot : la nostalgie. Le sentiment de vivre en tant qu’acteur, une aventure que l’on aimait suivre en tant que spectateur ou lecteur, assidu et presque amoureux transi. Cette nostalgie nous envahit dès l’intro du jeu, cinématique sublimant le générique de l’animé où l’on s’émerveille de voir l’Unreal Engine 4 sur le fond du mythique Chala Head-Chala de Hironobu Kageyama. Pour compléter le tout, ce sont les compositions de Shunsuke Kikuchi issues de l’animé qui nous accompagnent lors de toute notre aventure. Un vrai régal destiné aux fans et clairement réalisé par des fans.

Des mini-jeux variés…
… mais à l’intérêt limité!

Pour conclure, que dire d’un tel titre ? Réalisé avant tout pour les fans du shonen culte, ce Dragon Ball Kakarot est une véritable madeleine de Proust qui ravira l’enfant de 9 ans qu’il reste encore quelque part en vous. Loin d’être parfait, avec les défauts de ses qualités, le jeu est d’une générosité rare aujourd’hui et a le mérite de proposer quelque chose de différent avec un univers et des personnages que nous connaissons par cœur depuis plus de 30 ans. Si le jeu ne restera pas au panthéon du gaming, on ne peut que louer une telle déclaration d’amour à cette illustre saga et aux personnages qui la composent.

L’Unreal Engine 4 au sommet.

Titre disponible sur : PC, PS4 et Xbox One

Testé sur : PS4

Faîtes vos vœux!

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