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[Test/Avis] Persona 5 Royal

On y est, l’instant fatidique que je redoutais tant : vous parler de mon expérience sur Persona 5 Royal. Le jeu est tellement riche que je ne sais même pas par où commencer.
Pire encore, n’ayant pas fait la version de base, je ne pourrais même pas dire ce qui change réellement (je crois qu’en plus d’un nouveau Palais, et d’un personnage je crois, certains autres personnages sont intégrés plus subtilement) à part le sous-titrage en français. Car oui, le sous-titrage en français (et aussi en allemand, espagnol, italien…) est pour moi la véritable bonne raison de se (re)plonger dans l’univers de Persona 5.

Le jeu est méta, direct!

Maintenant, c’est une affaire persona-elle

Le jeu commence in medias res, avec Joker et toute son équipe qui cambriole un casino… Spoiler, ça tourne mal et vous vous retrouvez en garde à vue pour vos méfaits, mais lesquels? C’est ce que le jeu va amener subtilement en vous déroulant l’histoire depuis le début en flashback… Mais comme si le présent était plutôt un flashforward. Oui, faut suivre.

La première fois que j’ai vu Kamoshida, je me suis dit que c’était une crapule, ça n’a pas manqué…

Donc le flashback commence, vous vous retrouvez à emménager chez Sojiro Sakura, le gérant d’un café situé à Yongen-Jaya, après qu’une personne importante vous ait fait condamner pour un délit que vous n’avez pas commis. Premier jour dans votre nouveau lycée et premier bordel, vous vous retrouvez dans un château, sans trop savoir ni comment, ni pourquoi (peut-être à cause de cette étrange application qui s’installe seule sur votre smartphone, même que vous la supprimez) et pire, vous avez entraînez avec vous, sans le vouloir, un autre élève (Ryuji, le sang). Après une petite visite dans ce lieu étrange et une rencontre avec le boss des lieux, qui n’est autre que le professeur d’EPS du lycée de nos héros, vous tomberez (avant ou après je ne sais plus) face à Morgana, un chat anthropomorphe de bons conseils et à la langue bien pendue. Les premiers combats arrivent et on s’aperçoit d’un truc rapidement. CE JEU EST EXTRÊMEMENT RICHE RIEN QU’AU NIVEAU DES COMBATS!!! Entre les affinités d’éléments, les utilisations des faiblesses pour passer le tour direct à son coéquipier pour faire plus de dégâts, les changements de statistiques (sommeil, paralysie…) et les armes à feu, nous sommes servis. J’avoue que faire le jeu en traduction anglaise m’aurait sorti du truc, tellement il y a d’informations à ingurgiter. Après ce premier passage dans ce palais (vous verrez par vous même), vous vous retrouvez enfin dans votre lycée, l’occasion de constater que les rumeurs en milieu scolaire vont plus vite que la vitesse de lumière. Heureusement vous pourrez comptez sur votre nouvel ami, Ryuji, la petite frappe au grand coeur pour vous aider à passer l’épreuve de la vie en société, car oui, en plus d’être un J-RPG plutôt classique (tour par tour, stat, etc), Persona 5 Royal est surtout un simulateur de vie, parfait en cette période de confinement.

Le Principal du Lycée de nos héros, c’est The Kingpin !
Ryuji, le Sang

Vis ma Vie de Lycéen Japonais

J’ai pu le constater en 40 heures de jeu maintenant, dans Persona 5 Royal, vous passez plus de temps à faire votre vie qu’à explorer des donjons et à combattre comme on peut le voir dans d’autres J-RPG. Mieux encore (ou pire) le temps passe réellement et vous ne pourrez pas faire tout ce que vous voulez en ayant l’impression de ne vivre qu’une seule journée et pas à n’importe quelle heure. Le matin faut prendre le métro, la journée vous ne pouvez absolument rien faire à part suivre les cours (qui sont agrémentés de questions posées à la volée par les professeurs et auxquelles il sera mieux de répondre juste afin de monter vos statistiques sociales). La journée enfin finie, vous pouvez vivre votre vie. Allez acheter à manger, ce qui vous servira d’objets de soin dans le métaverse, vous trouvez un petit boulot, allez au cinéma, acheter des livres et surtout créer des liens avec les différents personnages du jeu afin d’augmenter vos compétences de combat ou les leur (si ce sont des personnages jouables). Votre smartphone n’aura pas fini de sonner à mesure que vous avancerez dans le jeu.

Le Quotidien : Aller au cinéma, travailler, se balader en ville ou passer du temps avec vos confidents
Statistiques sociales

Cependant, créer des liens ne sera pas si simple que ça (et poser des questions à des personnages louches non plus). Pour réussir ces multiples interactions, il vous faudra augmenter vos statistiques sociales (Connaissance, Courage, Gentillesse, Charme, Maîtrise) et effectuant différentes actions. Augmenter le courage? Regardez un film qui fait peur ou étudier à la bibliothèque pendant que les gens parlent dans votre dos. Augmenter la gentillesse? Occupez vous de votre plante, jouez le confident avec certains personnages, lisez certains livres. Le charme? Allez au bain public ou répondez juste aux questions orales en classe, et j’en passe… Il vous faudra bien ça pour pouvoir évoluer dans le bon sens dans le jeu. Surtout que, par exemple, vous ne pourrez pas interagir avec Ann tant que votre Gentillesse n’aura pas atteint le deuxième palier, et vous ne pourrez pas participer aux tests cliniques de Tae Takemi si vous n’avez pas assez de courage. Bien sûr, vous l’aurez compris, ne négligez pas ces relations car elles seront extrêmement importantes lors de vos combats dans le métaverse. En effet, plus vous augmenterez vos affinités avec les différents personnages, chacun personnalisez par une carte, plus vous aurez accès à des bonus, comme vous soigner automatiquement d’un malus, commencer le combat avec un bonus d’attaque, ou encore faire intervenir un de vos acolytes pour un coup surpuissant. En fait, comme dans la vie de tous les jours, ne négligez pas vos relations, car elles vous apportent toujours le petit quelque chose qui vous permet d’avancer!

J’oubliais! Lors des combats, vous augmenterez naturellement vos statistiques en gagnant de l’expérience, mais vous pourrez aussi augmenter celles-ci en faisant du sport dans le monde réel ou en prenant des compléments alimentaires.

Quelques uns des Confidents du jeu (21 au total… Dont certains facultatifs
Le temps passe a une vitesse folle…
… Heureusement vous avez accès au calendrier via le menu, afin de ne pas vous laissez déborder

Métaquoi?

Persona ne serait rien sans le métaverse et Persona 5 Royal ne déroge pas à la règle. Rapidement vous vous retrouvez face à face avec Igor (que j’avais eu l’occasion de voir dans Persona 4 The Animation). Il vous confie comme mission de vous réhabiliter (de quoi? Mystère) et vous apportera son aide tout au long de votre avancée dans le jeu avec l’aide de ses 2 sous-fifres, Caroline et Justine, qui vous traite comme un prisonnier. Dans sa Chambre Pourpre, vous pourrez acquérir de nouveaux Personae, augmenter la puissance des vôtres ou encore transformer celles que vous possédez en cartes de compétences ou en objets.

Ma Persona principale du moment

Bref le métaverse est le monde psychique dans lequel vous combattez. Je vous parlais d’un château au début du test, celui-ci n’est autre que la représentation que ce fait Kamoshida, le professeur d’EPS et premier boss du jeu, de votre lycée. Le but dans le métaverse sera de procéder à une métanoïa afin que les personnes aux mauvaises intentions dans la vie réelle change afin d’expier leurs péchés. Pour cela, il vous faudra vous frayez un chemin dans leur palais (généralement sur plusieurs jours en alternant métaverse et monde réel) afin de leur voler leur coeur, personnaliser par un trésor auquel ils tiennent énormément. Cependant ce n’est pas si facile que ça. En effet, il vous faudra interagir dans le monde réel pour que le trésor se matérialise dans le palais en question. Comment? En envoyant une carte de visite, à la manière d’Arsène Lupin, à votre cible, lui indiquant que vous allez lui voler ce qu’il a de plus précieux. Génial! Mais ce n’est que la première difficulté. L’autre vous obligera aussi à sortir du palais afin de trouver une voie pour continuer. Par exemple, dans le second palais du jeu, vous vous retrouvez bloquer par une porte fermée dans votre progression. Il vous faudra alors retourner dans le monde réel afin de débloquer cette porte devant les yeux de votre cible afin qu’elle s’ouvre dans le palais. Technique n’est-ce pas?

Une des fameuses carte de visite annonçant votre méfait imminent ET OUAIS SIGNE BONUX4LIFE !

En plus des palais qui rythmeront votre progression, vous aurez accès dès la fin du premier palais du jeu au Mémento. Celui-ci n’est autre qu’une sorte de palais commun à tous les habitants de Tokyo qui ne sont pas très sympathiques ou qui ont des problèmes existentielles. Le Mémento se matérialise en un métro gigantesque ressemblant à un labyrinthe dans lequel vous pourrez vous balader à votre guise pour gagner de l’expérience (il pullule d’ombres). Cependant, le Mémento n’a pas pour seule vocation de vous faire gagner de l’expérience. Il vous sert aussi à effecteur des Métanoïa sur des cibles moins importantes. Celles-ci apparaîtront petit à petit tout au long de votre avancée dans l’aventure grâce à Mishima, un de vos camarades de classe qui tient le site des Voleurs Fantômes (votre groupe d’ami.es que vous pourrez d’ailleurs renommer, j’ai appelé le mien Bonux4life) et qui recueille les problèmes des uns et des autres. Il vous faudra alors obtenir des informations sur la cible (son nom et son prénom… Comme pour Death Note) puis en parler avec vos acolytes afin d’infiltrer le Mémento et mettre fin aux agissements de ces personnes souvent peu recommandables.

D’abord vous vous réunissez avant votre mission ou un passage dans le Mémento
Ballade dans le Mémento et liste des cibles
Jose le nouveau personnage introduit dans P5R, qui fera office de marchand dans le Mémento (Regardez comme il est mignon)

Puisque je vous parle de métaverse, j’en profite pour aborder avec vous le système de combat. Même si ce n’est pas une nouveauté dans le J-RPG, si vous avez été comme moi, élevé avec ce qui se fait chez Squaresoft/Square-Enix, certains trucs vont vous paraître original dans Persona 5. Par exemple, pour gagner/finir un combat, à part les boss et certains mid-boss, vous n’aurez pas besoin de mettre K.O les ennemis, je m’explique. Chaque ombre que vous combattez, chacune étant une persona, ont des affinités et des faiblesses. Si vous attaquez sur leur point faible, cela aura pour effet de les assommer. Quand elles sont assommées, vous pouvez alors enchaîner sur une deuxième attaque avec le même personnage ou passer la main afin d’augmenter les dégâts du prochain qui attaquera. Jusque là, c’est cool. Si lors du combat vous arrivez à assommer tous les ennemis, vous déclencherez alors un Braquage ! Cette scène vous permettra alors d’interagir avec un de vos ennemis soit pour lui demander de l’argent, soit pour lui demander de vous rejoindre (en tant que Persona). Si rien de tout ça ne vous intéresse, vous pourrez alors effectuer une attaque combinée (du plus bel effet) des personnages de votre équipe encore debout afin d’infliger un maximum de dégâts. Je trouve ça tout simplement génial! Bien sûr, lors des négociations pour obtenir de l’argent ou des nouveaux personae, il vous faudra bien répondre lors du court échange avec votre cible et/ou ne pas se montrer trop gourmand en demandant l’argent, sous peine de relancer le combat, parfois à votre désavantage (augmentation de statistiques adverses, appel de renfort…) À vous de la jouer finement… Ou d’augmenter votre relation avec Yoshida dans le monde réel, ce qui vous permettra de réussir au mieux ces phases de Braquage.

On est entré dans la Banque sans faire toc toc toc!

Persona : The Musical

(N’hésitez pas à cliquer sur les liens pour apprécier votre lecture en musique).

Que ce serait un bon J-RPG (et un bon jeu en régle général) sans une bande-son qui déboîte? Rien ! Et force est de constater que la bande-son de ce Persona 5 Royal est tout simplement exquise. Rien d’étonnant quand on sait que l’on doit cette merveille à Shoji Meguro, compositeur attitré des jeux Persona, mais aussi celui à qui l’on doit les compositions de Catherine (: Full Body) ou encore celle de l’OST3 de l’anime Bleach (l’arc centré sur le Hueco Mundo).

Dans Persona 5, tout s’enchaîne parfaitement. L’ambiance est tantôt jazzy quand on se balade en ville (Beneath the Mask) ou dans certaines boutiques (Layer Cake), tantôt rock quand on se bat contre des ennemis puissants (Blooming Villain et Keeper of Lust), tantôt posé quand on se balade dans certains palais, tantôt théâtrale quand les personae se révèlent (Awakening). On a le droit à quasiment tous les styles musicaux dans ce jeu. Plus étonnant encore, certains morceaux ont des variations selon la météo tandis que, selon comment vous négocier les combats (en embuscade -Take Over- ou en vous faisant repérer -Last Surprise-), vous aurez là aussi droit à deux thèmes différents. Je ne peux donc que vous inviter à écouter et réécouter cette bande-son exceptionnelle. D’ailleurs je vous laisse juste là un de mes morceaux préférés :

Quant aux sons ambiants, ils sont là aussi de très bonnes factures, que ce soit le brouhaha de la ville, la rumeur dans les couloirs du lycée ou encore le bruit de la pluie sur les pavés tokyoïtes (et je vous confirme que la pluie est parfaitement retranscrites vu que je déteste ça et qu’elle m’énerve au plus haut point hahaha).

Persona-lité multiple

Alors? Persona 5 Royal qu’est-ce que c’est ? Une version augmentée qui ne s’est pas foulée ? NON.
Un Simulateur de drague ? Pas que.
Un J-RPG à l’ancienne avec des combats au tour par tour? Aussi.
Un Simulateur de vie quotidienne? Absolument.
Une aventure dans laquelle on court après le temps? TOTALEMENT.

Persona 5 Royal est un jeu très riche qui fait honneur à ses prédécesseurs en ajoutant quelques nouveautés, aussi bien dans l’aventure que dans la manière d’introduire certains personnages. C’est aussi un jeu qui, au premier abord ne paraissait pas si sérieux que ça et qui s’avère pourtant terriblement actuel et humain. Le jeu ne se gène pas pour vous parler de suicide, de dépression, et autres mal être, tout en gardant une touche humoristique bienvenue parfois tant le propos peut être pesant à certains moments. La galerie de personnages, aussi bien les PNJs que les jouables est vraiment est particulièrement bien écrite. J’adore tous les personnages (du côté du Héros) que j’ai vu jusqu’à maintenant et je déteste presque viscéralement tous les méchants du jeu. C’EST FORT!

Bref, si comme moi vous ne vous étiez pas encore lancé dans l’aventure Persona 5 à cause de la barrière de la langue, vous n’aurez plus d’excuse le 31 mars lors de la sortie de Persona 5 Royal, exclusivement sur PlayStation 4 ! Let us Start The Game !

Les Plus :

– Une histoire riche et un scénario au top
– Simulation de vie sociale
– la galerie de personnages
– le déroulé des combats
– la musique
– Le Tokyo de Persona 5 Royal

Les Moins :

– Sans doute trop de blabla si vous n’êtes pas préparé.es
– Je vois rien d’autres…

Jouabilité ★★★★★ : Rien à dire à ce niveau là. Le jeu se prend facilement en main et aucune phase ne vous demande d’être un as de la manette!
Réalisation ★★★★☆ : Atlus et P Studio rendent là encore un superbe travail, plus beau encore que Persona 5 « Original » et Catherine Full Body. On en a pleins les yeux même si certains n’apprécieront sans doute pas la direction artistique de certains décors.
Musique et son ★★★★★ : Avec Shoji Meguro aux commandes, difficile de mettre une autre appréciation. J’ai l’impression de me répéter à chaque fois à ce niveau. Tout ce jazz, ce rock, cette musique d’ambiance. Tout est parfaitement dosé, tout sonne juste, vraiment un travail exceptionnel. JOUEZ AU CASQUE ! Pour ce qui est des doublages, rien à y redire, les japonais sont clairement les meilleurs doubleurs de la planète.
Difficulté ★★★☆☆ : En fait elle va vraiment dépendre de votre choix en début de partie. Le jeu n’est pas compliqué en soi, mais peut s’avérer indigeste si vous n’êtes pas prêt à faire pas mal de lecture.
Durée de vie ★★★★★★★ : Avant de me lancer dans l’aventure Persona 5 Royal, j’ai demandé un peu partout combien de temps il me faudrait pour une partie complète. On m’a répondu entre 80 et 120 heures. Force est de constater que ça colle. Je ne suis « qu’à » 40 heures de jeu, et j’ai encore l’impression d’être au début de l’histoire. C’est indécent!

Cet avis a été écrit grâce à une version dématérialisée fournie par Koch Media. Merci infiniment Cassandra.

Bonux Tracks : Petite galerie d’images :

Notre tuteur a des principes très… hétéro-centrés
Le Smartphone est d’une importance capitale dans P5R, aussi bien pour les relations que les réactions avant ou après une mission
Quand Ann est saoulé par Ryuji
et quand Ryuji se sent trahi parce qu’on a réussi nos examens
Ryuji c’est vraiment le sang, il me fait marrer à chaque fois
Regardez moi ce duo de comiques ! hahaha
Et celui-là, il est pas mieux, sacré Yusuke xD
Quand on finit un Braquage par une attaque générale, on a le droit à animation magnifique qui finit par un sublime artwork. Ici Yusuke…
… là le héros principal
… là Encore, Ann
Morgana et son cigare
Le meilleur pour la fin : RYUJI

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