[Test] The Last Tinker

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Ils vous manquent les mondes colorés de Spyro the Dragon et les musiques enchanteresses qui les accompagnaient ? Vous avez envie d’un petit jeu d’aventure, sans prise de tête auquel vous pourrez également faire jouer vos enfants ? The Last Tinker: City of Colors sur PlayStation 4 et PC est pour vous, laissez-moi vous en dire plus.

Scénario

Le Tinkerworld est un monde fait de papier et de colle, et où les habitants sont en RGB, mais un être est différent. En effet, Koru, le protagoniste, ne ressemble pas du tout aux Rouges, aux Verts ou aux Bleus. C’est une sorte de singe, accompagné d’une piñata nommée Tac. Dans un monde où toutes les couleurs sont en harmonie, celle-ci se trouve être plus affaiblie dernièrement.

Alors que la grande course du village va avoir lieu, tout le monde se retrouve à Colorville pour célébrer cela. Le but de cette fête est justement de rapprocher les couleurs afin que leurs différences soient oubliées et que la paix règne. Le chef du clan des Rouges, Bolzo, triche et remporte la course. Après avoir été dénoncé, il se venge en frappant Tac, le blessant grièvement. Durant la nuit, une sorte d’esprit Violet vient le voir et propose à Koru de soigner son ami. Cependant, pour qu’il le fasse, Koru devra accepter de l’emmener dans la salle d’exposition. Cet endroit est le plus sacré de toute la ville et les peintures originales y sont entreposées. Elles représentent le monde et les liens entre chaque tribu de couleur. Si jamais elles venaient à être endommagées, l’équilibre serait perdu.

Evidemment, Koru accepte, et très rapidement, s’aperçoit que l’esprit n’est pas ce qu’il laisse paraître. En effet, c’est la Grisaille, le mal ancestral qui avait été repoussé par les trois grands esprits de couleur il y a plusieurs années. Cet être maléfique absorbe la couleur de la Grande Toile et à cause de cela, les couleurs de la ville disparaissent et un liquide blanc se répand sur elle. Cela a pour effet de transformer en pierre tout ce qu’il touche. Koru va donc essayer de réparer son erreur et de sauver la ville. Mais pour cela, il devra s’allier aux trois grands esprits et parcourir les quartiers de couleur pour rallier les peuples qui s’étaient divisés.

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Gameplay

The Last Tinker est un jeu à la troisième personne, plutôt axé sur la simplicité de son gameplay que sur quelque chose de poussé. Vous devrez explorer des niveaux et résoudre quelques puzzles à travers diverses phases de plateforme. Mais contrairement aux autres platformer 3D, pas (ou très peu) de prises de têtes ici. En effet, une “course libre” inspirée de Assassin’s Creed facilite énormément ces phases en automatisant tout. Pas de saut à proprement parlé, une simple pression sur R2 et vous voilà en train de courir et votre personnage réagit automatiquement aux trous et autres obstacles. Des séquences sur rail vous demanderont également d’éviter des obstacles en appuyant sur R1 (peu intuitif pour un saut) et de changer de rail pour ne pas se prendre un mur.

Afin de repousser la Grisaille, vous devrez combattre des créatures qui ont été créées par celle-ci. Pour cela, un système de combo et esquive, ici aussi très simple, vous permettra de vous défaire des méchants. Chaque esprit vous procure une attaque particulière: le Rouge vous fait frapper simplement (Carré), le Vert effrayera vos ennemis, les faisant fuir, (Triangle) et le Bleu les étourdir(Rond) permettant de les achever en un coup. Un système de combos vous fera frapper plus rapidement au fur et à mesure qu’il grimpe. On peut aussi lancer de la couleur, endommageant les adversaires, à l’aide de L2 et une des touches mentionnées pour les coups. Enfin, avec R1, vous pourrez esquiver. Les combats sont assez simples dans les basses difficultés, mais en difficile, prendre un coup est très punitif et les ennemis demandent beaucoup de baffes pour mourir.

Niveau puzzle, là aussi c’est plutôt simple, la cible étant clairement les enfants. Souvent, cela impliquera Biggs et Bomber, deux hommes champignons. Le premier peut faire un stomp qui appuiera sur un bouton, le second exploser, détruisant ainsi les obstacles. Diverses séquences vous feront utiliser vos pouvoirs pour leur faire effectuer d’autres actions, variant un petit peu le gameplay.

Environnement

 Je le disais en introduction, l’intérêt du jeu est dans ses niveaux colorés et sa musique. En effet, cela faisait longtemps que je n’avais pas entendu de musiques aussi agréables dans un platformer 3D. Certaines sonnent de façon assez similaire à celles de Spyro the Dragon et les niveaux peuvent également rappeler ce petit bijou. On ramasse d’ailleurs des gemmes (à la place des diamants) afin de pouvoir acheter différentes améliorations.

Les niveaux sont pleins de couleurs et vous pourrez débloquer différents changements de couleurs en ramassant des pinceaux à travers les niveaux. Des artworks seront également disponible de la même façon, de quoi vous encourager à tous les trouver. Si vous préférez les nuances de violet ou que vous avez des problèmes avec les couleurs (comme moi), sachez qu’il existe justement un mode daltonien (avec lequel j’ai fait une partie du jeu pour tester). Mais c’est très rose/violet, soyez prévenus.

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Conclusion

The Last Tinker: City of Colors est un jeu qui se laisse apprécier. Malgré sa courte durée de vie (environ une dizaine d’heure pour l’histoire) on passe un très bon moment et si vous avez des enfants, ils seront ravis de visiter le TinkerWorld. L’histoire est assez moyenne, et contient une morale assez évidente, comme beaucoup de jeux qui ont pour cible les plus jeunes. Pas de platine ici, mais le 100% est accessible en une quinzaine d’heures. Le jeu coûte normalement 20€ et est actuellement (jusqu’au 27 Novembre) en solde à -30% (-60% si vous êtes PS+).

Il est clair que le jeu n’est pas pour tous, malheureusement, ceux qui cherchent du défi seront plutôt déçus et passeront leur chemin. Mais si vous souhaitez un jeu d’aventure mignon, agréable à jouer et sur lequel vous n’allez pas rager parce que vous avez raté une plateforme, The Last Tinker est fait pour vous.

The Last Tinker a été testé sur une version dématérialisée PS4 achetée par mes soins.

avatar Publié par le 25 novembre 2014. Classé dans à la une, Mai 2014, News, PC Windows, PlayStation 4 (Pro), Tests et Avis. Vous pouvez suivre les réponses de cet article via le RSS 2.0. Vous pouvez laisser une réponse ou un trackback sur cet article

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