THE LOBSTER : un film qui tue…

La semaine dernière je suis allée voir THE LOBSTER, film britannico-grec de Yorgos Lanthimos qui a reçu le Prix du jury au 68ème festival de Cannes et qui est sorti au cinéma le 28 octobre. Une expérience étrange que je me devais de partager avec vous.

Bonjour l'ambiance...

Bonjour l’ambiance…

THE LOBSTER c’est l’histoire d’êtres humains comme vous et moi qui, s’ils ne trouvent pas de conjoint, sont transformés en animaux. Dans cette société dystopique, être célibataire, divorcé ou veuf n’est pas toléré et à peine votre conjoint perdu, il faut en trouver un autre. Vous remarquerez que je ne parle pas d’amour. En effet, dans cet univers décalé l’amour passe plutôt au second plan, car ce qui compte, c’est de se caser avec quelqu’un, quitte à faire semblant de se correspondre. Les points communs les plus étranges sont ici essentiels pour bien s’accorder : partager des saignements de nez, être myope ou encore sociopathe. Les simulations vont donc bon train pour trouver « l’âme sœur. »

Les personnes célibataires sont arrêtées et conduites à l’Hôtel où ils auront 45 jours pour se mettre en couple. Les femmes y sont vêtues de robes toutes identiques et les hommes de chemises et pantalons similaires. Pour l’excentricité, on repassera. L’atmosphère y est pesante, bizarre et morne. Néanmoins, il y a quelque chose qui intrigue dans THE LOBSTER et on est pris dans le film, aussi étrange soit-il. Peut-être parce qu’il ne s’agit pas d’une forme d’étrangeté incohérente, une suite de scènes qui se seraient voulues bizarres juste pour le plaisir de l’être. Si j’osais, je dirais qu’il y a quelque chose de génial dans ce film.

Une Solitaire...

Une Solitaire…

THE LOBSTER – le homard – c’est l’animal en lequel Colin Farrell souhaite être transformé s’il ne parvient pas à trouver sa moitié, car oui, les gens peuvent choisir le type d’animal qu’ils deviendront. Ne vous attendez pas à de la magie ou à de la féérie. L’Hôtel dispose simplement d’une salle de transformation dans laquelle le spectateur n’est pas invité à entrer.

Un groupe de résistants : les Solitaires, vit quant à lui dans la forêt. Léa Seydoux dirige sa meute de célibataires d’une main de fer, ce qui finalement n’est guère plus réjouissant que l’Hôtel.

Ce qui surprend, c’est le casting dont bénéficie THE LOBSTER : Colin Farrell, Rachel Weisz, John C. Reilly et même Léa Seydoux, tous excellents (sauf cette dernière lors des scènes où elle joue en français.)

Le film étant toujours à l’affiche, je ne vais pas en dire plus au cas où certains d’entre vous voudraient le découvrir. Car même si ça peut sembler surprenant : je vous conseille d’aller le voir, ne serait-ce que pour vous sentir tout bizarroïde en sortant de la salle, mais aussi parce que l’histoire est vraiment originale.

PS : si vous pensiez avoir assisté au summum du glauque en regardant Requiem for a Dream ou encore Funny Games U.S , et bien vous pouvez faire une place à THE LOBSTER dans votre liste de films les plus dérangeants. Il m’est même arrivé de détourner les yeux. Pourquoi ? Allez donc jeter un œil 😉

avatar Publié par le 3 novembre 2015. Classé dans à la une, Actualités, Movie Inferno, News, The Other Inferno. Vous pouvez suivre les réponses de cet article via le RSS 2.0. Vous pouvez laisser une réponse ou un trackback sur cet article

Une réponse pour THE LOBSTER : un film qui tue…

  1. J’hésitais à le voir malgré une bande annonce qui m’a interpellé… Puis j’ai lu « si vous pensiez avoir (…) Funny Games U.S ». JE VAIS Y ALLLER!

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