Dragon Age : Inquisition – Vous avez dit GOTY?

Avant propos : les extraits vidéo sont issus de la version Xbox One. Les screenshots extraits de la version PlayStation 4. Je n’ai pas testé la version PC ni PS4 mais uniquement Xbox One (car il s’agit de la meilleure machine, soyons honnête un instant malgré toutes les conneries que peut raconter Liryc.) Les autres viennent de l’éditeur.

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DAI - Screen 11

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Petite mise en ambiance (gardez bien cette musique en tête pour lire les prochaines lignes, c’est pour l’ambiance on vous dit) :


DAI - Cover Xbox OneDragon Age Inquisition est le troisième opus de la série Dragon Age. Après un premier épisode assez bon et un second épisode plus que moyen, BioWare nous promettait pour cette fin d’année de revoir tous les fondamentaux du jeu pour offrir une expérience digne de ce nom au joueur. Résultat : … PARI TENU ! Ce test risque d’être une ode pure et simple à ce jeu qui est pour moi le GOTY de l’année 2014. Il a d’ailleurs remporté ce prix aux derniers Game Awards. Il va m’être très difficile de réussir à décrire dans ce test toutes les possibilités offertes dans le jeu tant elles sont nombreuses. Je prends donc le parti de faire une sélection sur les points importants afin d’éviter tout spoil car le jeu, pour être vécu comme il le mérite, se doit de l’être sans spoil.

Revenons tout d’abord sur l’histoire du jeu pour poser quelques bases. Je vais essayer de spoiler le moins possible et de vous offrir que les premières trames qui servent à poser l’intrigue dans l’acte 1 du jeu.

Explosion monumentale dans le menu du jeu – Vous vous retrouvez propulsé dans une salle d’interrogatoire, vos derniers souvenirs ? Vous en train de gravir une brèche et une main tendue pour vous sortir de là. Deux femmes essaient d’obtenir de vous le maximum d’informations sur ce qu’il vient d’arriver car la situation est terrible. Une brèche a été ouverte dans le ciel et des monstres s’en échappent menaçant la paix fragile établie entre les royaumes. Votre lien avec ces événements ? Une marque verte incrustée dans votre main qui interagit avec les petites brèches disséminées un peu partout lorsque vous vous en approchez. Seule problématique vous ne savez ni comment maîtriser ce pouvoir ni pourquoi il vous a été donné. Est-ce un pouvoir de la déesse ? Est-ce une circonstance de faits ? L’avenir vous le dira bien assez vite.

Vous voici propulsé dans le monde de Theldas. D’un point de vue scénaristique le jeu se veut en lien avec les épisodes 1 et 2. D’une part par les protagonistes que vous allez croiser mais aussi dans son histoire. Les différents textes ou dialogues que vous aurez, vous en apprennent constamment plus sur les évènements qui se sont déroulés dans les précédents épisodes mais également entre les épisodes. La base scénaristique semble simple et très classique à première vue. Là où le jeu déploie ses ailes c’est dans l’arbre des choix scénaristiques qu’il offre. Vos actions quelles qu’elles soient auront un véritable impact sur le jeu. Un simple dialogue avec un de vos coéquipiers sur son passé et ses ambitions par exemple, vous ouvrira les portes de quêtes impactant l’ensemble du territoire de Theldas avec des choix moraux qui vous obligeront parfois à rester devant votre écran quelques instants pour véritablement réfléchir aux conséquences que vous voulez faire porter à vos concitoyens. Le jeu ne se développe donc pas uniquement sur la trame de la quête principale, qui « rushée » peut sembler courte, mais sur tout l’univers étendu du jeu.

Il s’agit là d’une des plus jolies chansons du jeu:

Le système de la table de commandement qui vous permet d’envoyer vos troupes, selon leurs spécialités, accomplir des missions spécifiques fonctionne en parallèle de votre progression. Les missions plus délicates mobiliseront vos troupes plus longtemps et imposeront également de faire des choix dans leurs résolutions car bien souvent elles nécessiteront plusieurs étapes afin d’être menées à bien. A vous de juger si vous préférez jouer en diplomate, machine de guerre ou de manière très fourbe en envoyant vos espions. Avec parfois un système où en tant que chef de ce groupe il vous faudra aller vous même finir le travail. Le rôle de chef de groupe est sur ce point parfaitement bien pris en charge. En plus des phases de décision et d’action, il vous faudra également veiller au bien être de vos troupes en surveillant les réserves alimentaires par exemple, ou en participant au travail de recherche culturelle. S’il vous est possible de recruter des avatars rencontrés dans le jeu pour constituer vos équipes afin de combattre le mal, il vous est aussi possible d’en recruter d’autres qui auront des fonctions plus civiles et dont le job consistera à vous assister directement dans votre base, avec par exemple le recrutement d’un marchand qui augmentera la qualité des biens vendus dans votre enceinte. Ce faisant vous aurez la possibilité de personnaliser votre centre au niveau de la décoration ainsi que d’allier également des parcelles de terrain au plaisir ou à la culture d’herbes.

En tant que responsable du groupe vous aurez aussi la lourde charge de juger les brigands. Vos sanctions auront à nouveau une influence aussi bien sur vos relations avec vos partenaires qu’avec les régions voisines. Pas uniquement statistiques d’ailleurs, mais de véritables relations puisque par exemple, en faisant le choix d’exiler un tel ou un tel sur une terre lointaine, les habitants locaux pourront venir vous demander de l’aide car le coquin recommencera à n’en faire qu’à sa tête.

Autre point, dans la même veine particulièrement bien travaillé ici : les dialogues. Selon que vous ayez choisi un nain ou une elfe, un mage ou une voleuse, de nouveaux pans de dialogues s’ouvriront à vous, pas uniquement informatifs, mais ils vous permettront véritablement de résoudre des situations délicates de manières différentes. Idem, le choix de race entraînera des conséquences sur les relations des intervenants extérieurs vis à vis de vous. Une elfette sera ainsi très mal reçue à la Cour Royale, là où une humaine partira avec un avantage. Et bien évidemment vous relations amoureuses en seront différentes. Certaines ou certains se refuseront à vous pour ces critères là.

Pour le plaisir des yeux un combat entre un géant et un dragon comme vous pourrez le croiser dans le monde très vivant de Theldas:

Au niveau du système de combat en lui même.

Super Saiyan Laser dans ta face

Super Saiyan Laser dans ta face

Les modes facile et normal ne rendent pas hommage au système de vue stratégique mis en place par Bioware. La difficulté est assez basse pour vous permettre de foncer dans le tas en switchant au besoin entre les personnages si une difficulté se présente sur une phase de boss. Je vous conseille donc de passer en difficile assez rapidement une fois que vous aurez assimilé le système de combat pour profiter vraiment des capacités des coéquipiers et de ce système tout simplement. La vue stratégique permet de gérer intégralement les placements des personnages mais aussi leurs sorts. C’est très intéressant car certains sorts se trouveront augmentés en fonction du placement du personnage. Par exemple un archer pourra faire plus de dégât s’il est placé en hauteur. Allié à un mage de glace, il pourra être protégé par ce dernier en posant un mur de glace au pied de la falaise où il se trouvera. Chaque ennemi ayant ses points forts et faibles, il faudra adapter ses techniques de combat pour les battre et constamment penser à de nouveaux placements ou tout simplement modifier les arbres de talents de vos équipes.

En effet, les classes se divisent en 4 groupes de base : archer, voleur, guerrier et mage. Il n’y a pas de soigneur dans le jeu. Le système de soin se fait par les potions. Le mage dit « esprit » sert principalement à protéger et renforcer ses compagnons ou bien à affaiblir les ennemis. Des buffs sont également disponibles par le biais des potions. Au départ vous n’aurez accès qu’à 3 sous-branches de talents par classe. Une nouvelle sera ajoutée par la suite.

Les sorts liés au talent sont vraiment bien détaillés.

Les sorts liés au talent sont vraiment bien détaillés.

Chaque personnage a des avantages, certains seront plus portés sur la hache et auront un meilleur dps là où d’autres guerriers, à première vue identique, seront plus portés sur le bouclier et axés « tank ». Ces avantages seront complétés par un craft très poussés mais qui a un point noir : son interface.

Le listing, en veux-tu, en voilà.

Le listing, en veux-tu, en voilà.

Alors certes, à force d’enchaîner les heures de jeu on s’y fait mais c’est très lourd comme interface. Elle se résume à des listes et alignements d’objets dont les stats ne sont affichées qu’en appuyant sur un bouton. Le craft obligera à bien gérer ses ressources ramassées sur à peu près tout ce qui bouge mais encore une fois, les stats obtenues par les objets seront écrites en tout petit en bas de l’écran au moment de la confection. Pire, il n’y a pas de coffre pour stocker ! Les fourmis ayant le syndrome RPG « JE GARDE TOUT » seront bien déçues.

Bonjour m’dame, je voudrai une hache qui coupe bien.

Bonjour m’dame, je voudrai une hache qui coupe bien.

Graphiquement le jeu est très beau, les paysages sont très variés, détaillés et le bestiaire est assez bon. Des bugs subsistent mais j’arrive à fermer les yeux dessus compte tenu de l’ampleur du monde offert à l’exploration. Des patchs réguliers sont mis en place par l’éditeur pour les corriger et ajouter également des contenus.

Une galerie de paysages du jeu :

DAI - Screen 10
DAI - Screen 3
DAI - Screen 1
DAI - Screen 8
DAI - Screen 7

Dernier point après ce pavé gigantesque : le multijoueur. Et oui il y a du multijoueur, très simple mais assez addictif. C’est tout simplement du Diablo-like. Impossible de reprendre son personnage de base mais vous démarrez en équipe avec un level 1 dans une des classes de base. Les autres classes se débloquent soit en fabriquant l’armure dédiée, soit en la lootant. Le système est très bien fichu. Il faudra explorer des zones sous le commandement des héros principaux du solo afin de protéger ou détruire les forces du mal. Entre amis, c’est vraiment le top. Jeu EA oblige, il vous sera possible d’accélérer la progression en achetant contre quelques euros des coffres de matériels ou de potions mais honnêtement j’ai passé plusieurs heures dessus je n’en ai jamais ressenti le besoin.

DAI gif

Au final je n’aurais jamais assez de place pour vous dire à quel point ce jeu est bon, pour tout vous décrire. Il est bon en tout point de vue, il est travaillé, l’histoire est bonne, les possibilités sont telles qu’il vous faudra plusieurs runs pour comprendre tous les tenants et aboutissants, ainsi que pour voir toutes les fins. La bande son est vraiment très agréable sans être oppressante. Les compositions correspondent véritablement aux passages scénaristiques et donnent parfois des frissons.
A l’heure actuelle, il n’a pas encore passé le cap du million de vente à mon grand regret mais je vous conseille véritablement de foncer dessus les yeux fermés. Ce jeu est LE jeu 2014 à posséder pour tout fan de RPG.

avatar Publié par le 31 décembre 2014. Classé dans à la une, PC Windows, PlayStation 3, PlayStation 4 (Pro), Tests et Avis, Xbox 360, Xbox One (X). Vous pouvez suivre les réponses de cet article via le RSS 2.0. Vous pouvez laisser une réponse ou un trackback sur cet article

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