Atelier Escha & Logy ~Alchemists of The Dusk Sky~, le test

Atelier Escha & Logy - Title
Atelier Escha & Logy ~Alchemists of the Dusk Sky~ est le quinzième opus de la série Atelier. La série principale a débuté en 1997 sur PlayStation et s’est développée sur toutes les consoles Sony et, certains épisodes dérivés sont apparus sur d’autres consoles. Cet épisode est le deuxième à se dérouler dans un monde où une catastrophe nommée « The Dusk » a eu lieu. Le troisième, Atelier Shallie ~Alchemists of the Dusk Sea~ ayant été annoncé il y a peu.

Logix "Logy" Ficsario (assis) et Escha Malier, nos 2 "héros"

Logix « Logy » Ficsario (assis) et Escha Malier, nos 2 « héros »

Atelier Escha & Logy ~Alchemists of the Dusk Sky~ est un peu différent de ses prédécesseurs. Il est possible d’incarner au choix l’un des deux personnages, Escha ou Logy, changeant ainsi un petit peu le point de vue de la narration. Escha Malier est une jeune fille venant du village où se déroule l’histoire, Colseit. Elle connaît les techniques de base d’alchimie qu’elle a apprise de sa mère. Logy, de son vrai nom Logix Ficsario, vient de la capitale, Central City. Il maîtrise les techniques modernes d’alchimie mais ne connait pas les techniques de base.

L’histoire débute au moment où les deux personnages commencent leur rôle d’agent du gouvernement, travaillant dans la section recherche et développement alchimique. Cette section a failli fermer et dispose de très peu de moyens techniques et financiers. Pire, le tout premier objectif de nos personnages est de montrer qu’ils savent ce qu’est l’alchimie au risque de perdre leur place ! L’objectif du jeu n’est donc pas de sauver le monde mais de protéger votre emploi, vos actions ayant une influence directe sur votre salaire. Chaque trimestre, un objectif principal et différentes tâches supplémentaires vous seront affectés. Vous devrez ainsi vous rendre à différents endroits, ramasser des objets, pacifier différentes espèces de monstres ou encore synthétiser différents objets pour les mener à bien. À l’issue de ces trois mois, un entretien d’évaluation aura lieu : votre grade et votre rémunération seront évalués à nouveau. Dans le cadre de votre travail, vous rencontrerez différents personnages hauts en couleurs, du simple villageois aux collègues des autres sections et interagirez régulièrement avec eux.

Le très joyeux Solle...

Le très joyeux Solle…

Menu des synthèses

Menu des synthèses

Le gameplay est centré sur la synthèse d’objets : l’alchimie. Votre équipement, vos potions et autres consommables doivent être synthétisé par vos soins pour une plus grande efficacité. Pour synthétiser, il vous faudra récolter des matières premières en les récupérant sur des monstres, dans la nature et parfois en les achetant en magasin. Vous combinerez ensuite ces ingrédients en respectant des patrons de recette, en fonction des ingrédients utilisés, des compétences mises en œuvre, des caractéristiques héritées par vos ingrédients, des propriétés élémentaires que vous choisissez et de l’effet du produit que vous créez. Vous obtiendrez ainsi des objets aux caractéristiques différentes. Par exemple, si vous choisissez bien vos ingrédients en synthétisant l’armure de base, vous pouvez augmenter ses statistiques de 15 points de défense, de 15 points de rapidité et bénéficier d’une récupération des points de vie (le tout combiné). Le seul problème est que la synthèse prend plusieurs jours, vous avez donc une limite de temps pour vous essayer à différentes combinaisons.

L'attaque Thunder Fall de Logy. Les effets de lumière sont sympas

L’attaque Thunder Fall de Logy. Les effets de lumière sont sympas

Les combats ont lieu au tour par tour. Assez mous et longs au début du jeu car vous n’aurez accès qu’à très peu de commandes de base, le système de combat exprime enfin sa richesse au bout d’une quinzaine d’heure. Vous pourrez alors utiliser des coups spéciaux, des objets ou mettre des compagnons en retrait pour qu’ils puissent récupérer en plein combat. Une chose est sûre cependant, pour bien vous en sortir, vous devez utiliser vos objets ! C’est une philosophie peu évidente à suivre quand on a l’habitude d’économiser ses objets mais vous économiserez pas mal de temps en les utilisant. Il faut d’ailleurs savoir qu’en quittant la ville équipé avec des objets consommables, ceux-ci vous seront rendus une fois de retour, même si vous les avez tous utilisés !

Côté exploration, les donjons que vous pouvez rejoindre en consommant un peu de temps sont découpés en toutes petites zones, trop petites à mon humble avis. Ces zones contiennent des monstres et des points de récolte pour vos ingrédients (la récolte aussi prend du temps). Parfois, des séquences de dialogue se déclenchent mais, en général, vous passerez rarement plus de 10 minutes par zone.

Atelier Escha & Logy - Escha Screen

Côté graphismes, le générique d’ouverture est digne d’un opening d’anime. Agréable à l’œil, sa mise en scène m’a rappelé le générique de ef – a tale of memories. Les personnages sont modélisés dans un style manga assez réussi avec un joli cel-shading. Par contre les décors sont assez vides, ce qui n’aide pas beaucoup à l’immersion.

Côté bande sonore, la musique est assez bonne sans pour autant être mémorable. Elle se marie correctement à l’action mais ne la transcende pas. Un énorme effort a été fait sur les doublages, tous les dialogues présentant un peu d’intérêt sont doublés en japonais (et peut-être aussi en anglais, mais jouant avec les voix japonaises…) avec des voix d’une grande qualité. Pour ceux qui apprennent le japonais, c’est un excellent jeu pour pratiquer votre oral. A noter que les textes et les sous-titres des dialogues du jeu sont en anglais, il n’a en effet pas été localisé en français. Anglophobes, je pense que vous allez passer votre chemin.

Ether Mark!

Ether Mark!

Atelier Escha & Logy ~Alchemists of The Dusk Sky~ est un jeu qui n’est pas destiné aux amateurs de scénarios épiques mais plutôt aux joueurs aimant prendre leur temps dans un J-RPG. L’histoire n’est pas épique et n’a pas beaucoup de rebondissements mais les fans de customisation seront servis très généreusement. Les graphismes du jeu ne sont pas époustouflants mais le chara-design manga et ses doublages japonais de grande qualité en font un jeu que les amateurs se doivent de posséder. Les fans de la franchise Atelier aussi d’ailleurs. Les autres joueurs passeront leur chemin…

avatar Publié par le 17 avril 2014. Classé dans à la une, PlayStation 3, Tests et Avis. Vous pouvez suivre les réponses de cet article via le RSS 2.0. Vous pouvez laisser une réponse ou un trackback sur cet article

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