Kid Icarus Uprising, retour d’un Héros

Pit et son arc

 

Kid Icarus est une licence Nintendo qui n’a eu QUE des bons jeux. Si, c’est possible. Facile vu qu’il n’y en a eu que deux avant l’épisode 3DS. Le premier est sorti en 87 en Europe, sur NES, le deuxième en 92 sur Gameboy. Et les deux, de l’avis unanime, sont de bons jeux. Difficile pour le premier, mais malgré tout très bon. La preuve, Pit n’a pas été oublié malgré les nombreuses années passées depuis l’épisode de la portable de Nintendo.

Kid Icarus NES & GBCependant, si la nostalgie suffisait à faire de bon jeu, ça se saurait. Combien de licence se sont vu pourrir par une bouse juste pour engranger du pognon ? Trop. Alors penchons nous un peu plus sur ce jeu.

Un héritage revendiqué

Pit contre un cerbèreLe mode histoire conte celle de Pit, votre personnage, ange au service de la déesse de la lumière, dans son combat contre les monstres de l’enfer, comme sur NES. Une histoire classique, mais qui verra pourtant de nombreux rebondissements s’opérer. Surtout que l’humour est omniprésent. Si par moment Pit est un poil agaçant, il est n’en est pas moins charismatique et attachant. Presque tous les personnages sont charismatiques d’ailleurs ou particulièrement fun. L’humour est souvent renforcé par le semi-bris du 4ème mur, car si les personnages ne s’adressent jamais au joueur, ils sont conscients d’être le héros, le grand méchant ou même d’être un boss. Ils font également référence au jeu NES ou celui de la Gameboy, renforçant le coté « héritage » du jeu, en rappelant que tel boss y était à l’époque, ou que tel item existait déjà.

Un Gameplay simple mais efficace

L’histoire se décompose en chapitres, eux-mêmes décomposés en trois phases : une phase de vol, une phase au sol et une phase avec un boss. Le plus souvent dans cet ordre. Tout au long de la progression, les personnages dialoguent entre eux, même hors cinématique. Si l’humour omniprésent n’est jamais de trop, le rythme est parfois cassé. Il devient alors difficile de suivre l’histoire ET le jeu, surtout lors des phases en vol. Un simple détail qui peut quand même vous coûter la vie.

En effet, l’action se déroule sur l’écran supérieur, se servant des possibilités techniques de la 3DS pour rendre des décors 3D de toute beauté (le graphisme est d’ailleurs l’un des points forts du jeu). Quant à l’écran tactile, il affiche les personnages qui discutent, les informations relatives au niveau et surtout il sert à déplacer le viseur pour dégommer les monstres. Le jeu est d’ailleurs vendu avec un support qui vous deviendra vite indispensable. La touche L servant à tirer, le joystick servant à se déplacer et l’écran tactile à viser ; le support est indispensable pour éviter de vous chopper une tendinite aux poignets. J’exagère à peine.

Le but du jeu en lui-même est simple : vous avancez en dégommant tout ce qui se présente à vous, avec parfois quelques énigmes dans les phases au sol, je dis bien « quelques ». Vous avez aussi le choix des armes. Avec neuf types d’armes, c’est au total plus d’une centaine qui sont disponibles. Et chaque type d’arme à sa propre spécificité (corps à corps, distance, rapidité, …) et chaque arme possède des attributs supplémentaires. Plus le niveau de l’arme est élevé, plus elle est puissante (logique n’est-ce pas ?) Rajoutez à cela la possibilité de les fusionner entre elle pour en obtenir une autre, et vous obtenez un système à la fois complexe, clair et efficace.

Pit Mix (que ceux qui ont lu Pimp Mix lèvent la main)

Pit Mix (que ceux qui ont lu Pimp Mix lèvent la main)

La difficulté, le choix majeur du jeu

Réglés les problèmes du « trop dur » ou du « trop casual ». Vous choisissez vous-même la difficulté au décimal près, de 1 à 9. Vous trouvez que le jeu est trop simple ? Augmentez de deux ou trois la difficulté pour combler vos attentes. Au contraire, vous ne franchissez jamais ce passage ? Diminuez la.

Pit contre une hydreOn est alors vite tenté de jouer avec une difficulté basse pour finir les niveaux avec facilité. Seulement, dans ce cas vous n’aurez pas autant de récompenses que prévue. En choisissant un niveau, vous misez des cœurs. Les cœurs sont la monnaie du jeu, et servent à vous acheter des armes à la boutique. En perdant au cours du niveau, vous perdez les cœurs misés. En gagnant, vous gagnerez un bonus de cœur. Plus vous montez la difficulté, plus vous misez de cœur. Tout est donc dans le dosage de la difficulté, pour gagner le plus possible, mais en risquant le moins possible. De même, les armes et bonus trouvés au long du chapitre seront plus ou moins puissants en fonction de la difficulté. Et certains passages ne sont praticables que si vous avez un seuil de difficulté minimum. Dès lors, il faut réussir à trouver le bon dosage de difficulté pour pouvoir finir le niveau avec le plus de gain possible.

Une durée de vie extensible.

Pour venir à bout du mode histoire, composé de plus de 25 chapitres, il faudra compter une dizaine d’heures. Mais le jeu est renforcé par tous les à cotés. Un niveau bonus se débloque une fois le mode histoire fini, où vous affrontez tous les boss les uns après les autres, avec juste trois régénérations de vie. Ajoutez à cela trois tableaux de 120 exploits à débloquer ainsi que la chasse aux icarons qui correspond à une sorte de grand pokédex version Kid Icarus et vous avez déjà largement quintuplé la durée de vie.

Multiplayer Ingame

Multiplayer Ingame

Là où vous pouvez rajouter un jeu presque complet à lui seul, c’est le mode multijoueur. Ce mode permet de jouer en international, dans deux modes de jeu différents : de quoi passer de longues heures de fun. Le premier est une banale « battle royale » et l’autre un combat par équipe. De plus, si vous combattez avec les armes du mode histoire, le système est fait pour ne pas favoriser ceux avec le plus d’expérience de jeu. En effet, plus une arme à un level important, plus vous perdez de points lors de votre mort. Dès lors, il vous faut sélectionner l’arme qui permettra de vaincre facilement sans être trop fort.

 

Que dire pour conclure ? Parler à nouveau des graphismes qui font du jeu l’un des plus beaux de la 3DS ? De la musique parfaitement adaptée et soignée ? Du scénario et des dialogues particulièrement efficaces ?

Qu’importe, il est désormais temps de noter les nouvelles aventures de Pit. Je lui décerne donc sans hésiter un 18/20. Des jeux aussi réussis et prenant, on en redemande tous les jours.

Kid Icarus reste et restera sans doute dans le Top 10 des meilleurs jeux sur 3DS. 

Pit Ingame

Pit n’a pas l’air content… J’espère pour vous que vous avez apprécié le test…

avatar Publié par le 27 mai 2013. Classé dans (New) Nintendo 3DS, Tests et Avis. Vous pouvez suivre les réponses de cet article via le RSS 2.0. Vous pouvez laisser une réponse ou un trackback sur cet article

2 Réponses pour Kid Icarus Uprising, retour d’un Héros

  1. sympas ton article

  2. Kid Icarus! Sympa de lire un truc dessus!

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