GLOW : La série qui pourrait bien vous mettre K.O

A la fin du premier épisode, je ne suis pas encore convaincue par GLOW, série née en 2017 sur Netflix. Des choses m’ont plu et d’autres moins. Le second épisode me fait un peu la même sensation et pourtant, quelque chose me pousse à continuer. Au final, j’ai regardé les deux premières saisons en deux jours ! Alors qu’est-ce qui fait que GLOW rend accro ?

C’est rose, c’est frais et c’est bon… C’est ? Non les garçons, ce n’est pas dans votre pantalon !

Est-ce l’histoire ?

Ruth Wilder est une actrice un peu loser en quête de notoriété et d’un rôle enfin intéressant. Mais comme nous sommes dans les années 80, on ne lui propose que des rôles de potiche type standardiste ou du porno. Elle finit par échouer à un casting qui s’adresse aux marginales d’Hollywood, à celles qui, semble-t-il, ont quelque chose de différent et recherchent quelque chose de différent. Ruth ne sait pas pour quel type de rôle elle auditionne et découvre que c’est pour être catcheuse dans un show qui passera à la télé : GLOW. Nous suivons donc l’entrainement de ces pseudo catcheuses et péripéties personnelles de ces femmes et des autres protagonistes, le tout ponctué par des combats sur le ring. A savoir que GLOWGorgeous Ladies Of Wrestling – est une émission qui a vraiment existé et était diffusée entre 1986 et 1989 à la télévision américaine.

Dur, dur l’entrainement…

Est-ce les personnages ?

Le personnage de Ruth est interprété par Alison Brie et en ce qui me concerne, je trouve qu’elle porte la série. Ruth est attachante et son côté loser me plaît beaucoup. Elle fait des mauvais choix – comme coucher avec le mari de sa meilleure amie – erreur qu’elle paiera tout au long des deux premières saisons puisque cette fameuse amie, ancienne actrice d’un soap et mère au foyer qui s’ennuie, est recrutée comme tête d’affiche de GLOW. On retrouve également au casting de la série la chanteuse Kate Nash. Elle incarne ici Rhonda, une nana un peu écervelée qui s’amourache du réalisateur du show, plus habitué à réaliser des nanars mêlant SF, sexe et horreur. C’est un faux antipathique qui s’avère être très attachant à la fin de la seconde saison. Si j’ai eu beaucoup de mal à apprécier certains personnages, j’ai finalement compris que derrière l’apparente légèreté de GLOW se cachait une véritable profondeur et que sous les paillettes et les tenues de catch en lycra, les filles de GLOW avaient une vraie personnalité, souvent touchante. Ainsi je n’aurais pas misé sur Rhonda – aka Britannica dans le show – mais finalement son personnage est devenu l’un de mes préférés.

Ruth deviendra Zoya : la Russe qui déteste l’Amérique

Est-ce l’humour ?

L’humour dans GLOW, c’est souvent gros. On ne sait pas trop où commence le second degré et où il se termine bien entendu. Néanmoins, il y a des choses vraiment drôles et il est clair que le personnage principal – Ruth, joué par Alison Brie – y est pour beaucoup. Elle est tellement naze à de multiples occasions qu’on ne peut qu’en rire.

Zoya VS Liberty Bell

Est-ce l’ambiance ?

Nous sommes donc dans les années 80. Ici tout est eighties, de la coiffure aux chaussures, des lunettes aux voitures. Tout comme dans Stranger Things, cela est très travaillé et contribue aussi au fait qu’on aime la série. Les jeans taille haute, les manteaux à épaulettes, la musique… On s’y croirait et c’est très frais. La condition de la femme dans ces années-là a encore du chemin à faire. Potiche du quotidien, elle doit se battre pour faire ce qu’elle aime et ce dont elle rêve à une époque où l’homme de base souhaite qu’elle se range sans discuter. Après tout, que sait-elle faire d’autre ? Eh bien il s’avère qu’elle sait catcher, messieurs.

Ah le look des années 80 !

Est-ce le jeu des comédiens ?

Si durant les premiers épisodes beaucoup de choses semblent exagérées dans GLOW, il y a néanmoins de vrais bons comédiens dans la série. L’exagération est voulue, comme cette apparente légèreté dont je parlais plus haut. La scène qui m’a le plus marquée est le moment où Ruth et Debbie vident leur sac à l’hôpital lors de la seconde saison et se disent enfin ce qu’elles ont sur le cœur. Quoi qu’il en soit, une fois les paillettes soulevées, on découvre le VRAI jeu des comédiens, qui exposent les failles et la fragilité de leurs personnages, réussissant ainsi à nous conquérir.

GLOW est aussi touchant…

Est-ce un peu tout ça ?

Dépassez cette impression de série un peu débile et laissez-vous accrocher par GLOW, car c’est réellement une excellente surprise. Tout comme moi, vous serez sûrement partagé au début, mais à la fin vous vous retrouverez certainement à attendre avec impatience la troisième saison ! Et par pitié, regardez GLOW en VOSTFR ou VO et surtout pas en VF !!! Je ne le dirai jamais assez.

avatar Publié par le 15 juillet 2018. Classé dans à la une, The Other Inferno, TV Inferno. Vous pouvez suivre les réponses de cet article via le RSS 2.0. Vous pouvez laisser une réponse ou un trackback sur cet article

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