[Test/Avis] Farming Simulator 17

Tout vient à point à qui sait attendre, non ? Voilà presque un an que le jeu est sorti et bientôt deux (voir trois, je ne sais plus) que j’ai promis un test de la licence au grand manitou de l’Enfer du jeu vidéo. Nous y voilà. Chaussez vos bottes, enfilez votre plus belle salopette, et… Non venez comme êtes, ça reste un jeu. On parle ici de Farming Simulator 17. Un jeu qui porte mal son nom d’ailleurs, mais vous verrez cela un peu plus bas.

Alors posons les bases, le type qui a rédigé ce test (oui moi) est un passionné d’agriculture. Autant dire qu’il connaît plutôt bien le sujet et que conduire un vrai tracteur n’a plus vraiment de secret pour lui.

Farming Simulator 17, qu’on appellera FS17 par la suite, est sorti à l’automne 2016 sur PC (version testée ici), PlayStation 4 et Xbox One. Toujours très attendu, la série se vend par palette entière, ce qui a tendance à provoquer l’étonnement total d’une grande partie des joueurs. Toi y compris, j’en suis sûr ! D’ailleurs je te vois déjà en train de pointer ta souris sur la croix rouge : « Machintruc SIMULATOR ? Encore une bouse… Je m’en vaiiiiis » Merci Vianney, mais tu fais fausse route. On parle d’une des rares (la seule ?) licence actuelle estampillée « Simulator » qui reste assez qualitative. Trêve de bavardages, je parle beaucoup mais test peu.

Comme vous le savez probablement (ou vous l’aurez compris un peu plus haut), FS17 est un jeu de simulation agricole. Ici, vous incarnez un agriculteur qui s’installe dans une ferme avec pour unique objectif de développer son entreprise. Cela peut se faire par plusieurs moyens : cultiver des céréales, élever des animaux, exploiter les forêts en jouant les bûcherons… À vous de voir. Bien sûr, le choix des activités ne se limite pas qu’à ces 3 là et, si vous voulez faire tout cela à la fois, c’est possible.

Déforestation, écologie tout ça tout ça.

Au démarrage de votre partie, vous aurez le choix entre 2 très grandes maps : Goldcrest Valley, map typée USA, avec ses grandes routes droites et larges, ses gros pick-up, les maisons a l’américaine, etc. La seconde map, Sosnovka, est orientée Pays de l’Est, avec ses petites routes abîmées et du béton un peu partout, héritage de l’ex-URSS. À vous de choisir, cela ne change rien au gameplay, les 2 maps ayant exactement les même fonctionnalités. On leur reprochera tout de même un manque de réalisme et une organisation trop géométrique. Tout est parfaitement droit.

Born in the USA

Le jeu offre également plusieurs niveaux de difficultés : 3 pour être exacte. Ils influent sur le pactole de départ (ce qui importe assez peu au final) mais aussi sur l’endettement auprès de votre banquier ou encore sur les prix de vente de vos productions, qui passent du simple au triple. Croyez-moi, ça complique beaucoup la progression si on joue sans triche. J’y reviendrai plus tard. Petite nouveauté sur cet opus, vous pourrez incarner une femme ou un homme même si là encore ça ne change rien au le déroulement du jeu. Vous avez fait votre choix ? Bien !

Born in the USSR

Parlons Gameplay. Vous voilà maintenant in-game. Dès le départ vous possédez un peu de matériel très modeste mais suffisant pour commencer. Sachez tout de même que le jeu vous propose un mini guide en début de partie pour bien commencer et apprendre les bases. Il vient compléter une série de didacticiels disponibles dans le menu principal du jeu. Si vous ne connaissez pas la licence ou le monde agricole, je vous conseille fortement de les faire.

Reprenons. On peut faire plein de choses dans FS17 : cultiver ses champs, élever moutons, cochons et vaches, couper et vendre du bois. Autant de moyens de gagner de l’argent. L’absence d’un système de niveaux fait que tout est disponible dès le début. MAIS toutes ces choses, on ne peut les faire qu’avec des machines spécifiques qui évidemment coûtent très chères. Ce serait trop simple sinon. Donc on doit en réalité commencer par cultiver ses 3 champs de départ avec les quelques machines à notre disposition qui ne servent qu’à ça.
Allez, il est temps de monter dans la moissonneuse-batteuse pour récupérer notre récolte. Avance tout droit… Demi-tour. Avance tout droit… Demi-tour. Avanceeeeeuuyttjggldkg… Pardon je me suis endormi sur le clavier. Oui, c’est long mais c’est ça la vie d’agriculteur ! Enfin presque. En réalité, la nécessité de surveiller les engins garde éveillé, et c’est là que FS17 pêche. Tout est long et ennuyeux au début car beaucoup trop répétitif. Ajoutez à ça que les gains ne sont pas conséquents ce qui fait que pouvoir s’offrir des machines supplémentaires pour varier les plaisirs ou des plus grosses pour cultiver plus vite va demander beaucoup, beaucoup de temps et d’investissements.

Fort heureusement, la licence Farming Simulator a toujours été très tournée vers le modding. Les mods se comptent par milliers (cherchez « Mods FS17 » sur internet si vous ne me croyez pas). On trouve de tout, des machines réelles ou fantaisistes, des maps, des skins, des bâtiments, des scripts, divers aides comme le Money mod. Oui, notre sauveur, celui qui va nous rendre milliardaire en un seul alt+9. C’est lui qui fait passer FS17 de jeu soporifique à jeu divertissant. En un rien de temps, vous aurez accès à tout. Toutes les machines, toutes les tâches, tous les champs. Vous pourrez faire ce que bon vous semble, avec des ENORMES machines qui permettent de travailler vite. Le jeu prend tout son sens quand on a accès à tout le matériel et que l’on peut tout faire. On regrettera toutefois la quantité de mods compatibles PS4/Xbox One qui reste assez faible par rapports aux mods PC.

A droite : un tracteur de début de partie.

J’arrive en fin de test et je n’ai toujours pas évoqué la partie technique du jeu. Graphiquement, il passe, sans plus. Les tracteurs et équipements sont très bien modélisés, mais les textures parfois trop baveuses. Il reste agréable à l’œil sans décoller la rétine. L’ambiance sonore suit le credo des agriculteurs. Les moteurs et bruitages sont bien reproduits, jusqu’au régime moteur du tracteur qui baisse lorsqu’il entame une tâche ardue.

Question musique, il existe bien une « radio » in-game, composée de plusieurs canaux de différents genres : Rock, Electro ou Country (cliché vous dites ? Carrément), mais ils ne sont composés que de 3 ou 4 morceaux qui tournent en boucle, ce qui devient vite lassant vous en conviendrez. Cependant, on peut ajouter nos propres musiques dans le jeu et même votre radio préférée en y insérant son web player et ça c’est cool ! À vous les trente minutes de pub non-stop !

Toujours pareil : le débutant, le chevronné

Ah ! J’oubliais un détail important. Le jeu propose un multi jusqu’à 16 joueurs en même temps. Je vous vois venir : pas question de faire des courses de tracteur (ce n’est pas Farm and Furious). Il s’agira de s’aider dans les différentes tâches, car certaines d’entre elles sont assez fastidieuses lorsque l’on joue seul.

Alors ? On en pense quoi de ce FS17 ?

C’est un jeu sympathique, parfois long, parfois ennuyeux, mais paradoxalement très plaisant. Parfait pour se détendre. Les 250+ machines présentes d’origine dans le jeu laissent un certains choix quand vous devez faire un tour chez le concessionnaire et les milliards de milliards de mods (au moins) qui pullulent sur internet ne peuvent que rendre l’expérience plus plaisante. Enfin presque. Le point fort de ce jeu est de laisser une possibilité de gestion sans fin au joueur dans sa partie : avec ou sans triche financière, avec ou sans mods rendant le jeu plus réaliste… Libre à vous de faire ce que vous voulez. Pour tout vous dire, j’utilise des mods réalistes, mais je m’aide un peu financièrement pour pouvoir renouveler régulièrement mon matériel de ferme.

Bref, Farming Simulator 17 est le plus abouti de la série. La physique et la dynamique des tracteurs est en net progrès par rapport aux précédents opus, le contenu toujours plus conséquent et les marques réelles toujours plus nombreuses. Mais on reste loin d’une simulation. Le jeu est davantage un Arcade Farming qu’un Farming Simulator.
Année après année, Giants Software reste dans le paradoxe qui est le sien : faire toujours mieux, sans ne jamais rien révolutionner. Gageons que l’opus FS19, qui fêtera les 10 ans de la série (oui, déjà) saura opérer une refonte totale du titre pour devenir une vraie simulation. Quelque chose me dit que Giant Software a du souci à se faire, un réel concurrent semble enfin arriver. Un certains Cattle and Crop est actuellement en phase de beta test… Mais pour l’instant il est où ? Pas là.

Je ne vous ai pas menti, ça coûte cher un tracteur

(Map modée réalisée par un joueur)

Mmmmm les jolies textures bien baveuses !

A gauche, la Map Goldcrest Valley. A droite, Sandy Bay 17 du modeur Oxygen David. Moins géométrique n’est-ce pas ?

avatar Publié par le 14 août 2017. Classé dans à la une, Actualités, PC Windows, Tests et Avis. Vous pouvez suivre les réponses de cet article via le RSS 2.0. Vous pouvez laisser une réponse ou un trackback sur cet article

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *