Cars 3 – Flash is Back

Il aura donc fallu 4 ans pour que je m’essaye à parler cinéma ici et, bordel, je ne sais même pas comment je vais m’y prendre.

Le 20 juin dernier, j’ai été invité à l’avant-première du dernier Pixar, dans les salles ce mercredi (le 2 août 2017), Cars 3, pour mon plus grand bonheur. J’avoue avoir un petit faible pour Flash McQueen et ses amis motorisés, là où une grande majorité est plutôt fan de Toy Story (si on ne s’en tient qu’à Pixar). Faites chauffer la gomme, c’est parti.

Il y avait pire endroit que le Publicis Cinéma des Champs Elysées en cette après-midi caniculaire

Fast and (not) Furious.

Le film commence sur plusieurs courses dans lesquelles on voit Flash, notre héros tout de rouge vêtu, se tirer la bourre avec ses rivaux de longues dates de la Piston Cup. Puis, petit à petit, des rookies (débutants) font leur entrée dans la compétition. Plus jolis, plus puissants, plus performants, plus arrogants. Petit à petit ils vont pousser hors des circuits les anciens pilotes/voitures. Ce « grand remplacement » verra son apogée avec l’arrivée de Jackson Storm, le pire d’entre tous, qui n’aura de cesse de provoquer Flash McQueen jusqu’à un terrible événement. CUT.

Jackson vs Flash

Quelques temps plus tard, on retrouve notre bon vieux héros broyant du noir dans une remise poussiéreuse, attendant des jours meilleurs tout en essayant de se remettre en question. Grâce à ses amis (Martin la dépanneuse et Sally la mignonne Porsche en tête) il va trouver le courage de regonfler ses roues à blocs pour aller de l’avant. Moment que choisissent alors ses sponsors de longues dates, Rusty et Dusty, pour lui annoncer qu’ils ont fait construire un centre course dernier cri afin que notre héros se mettent au niveau de Jackson Storm pour arriver à le vaincre. Non sans omettre quelques vérités (je vais éviter de trop vous spoiler).

Flash McQueen va alors s’entraîner, à contre-coeur, avec Cruz Ramirez, une puissante voiture jaune qui ressemble beaucoup à notre héros dans son design. Après quelques aventures qui les mèneront jusqu’à la ville de Doc Hudson, ancien grand champion des circuits et mentor de Flash en passant par un Demolition Derby assez hilarant avec une bus scolaire un peu tarée (oui c’est un personnage féminin). Leur but sera bien sûr de remettre Flash sur les bons rails car il a passé un deal avec son nouveau patron (Sterling) : Remporter la prochaine course ou partir définitivement à la retraite. Je vous invite à aller le voir au cinéma au plus vite pour le dénouement.

ça vous manque Destruction Derby?

C’est pas Cars 2 !

Après un deuxième épisode passable pour la majorité (j’avais personnellement beaucoup apprécié le scénario espionnage mais passons), Cars retourne aux sources de son succès avec ce troisième opus avec un savant mélange de poussières, d’huiles qui suintent et de belles amitiés entre les différents protagonistes que vous connaissez déjà. D’ailleurs vous pouvez très bien faire le grand écart entre le premier film et celui-ci, Cars 2 est à peine mentionné ici (pour ne pas dire « pas du tout »).

Le méchant du film, personnalisé par Jackson Storm a tous les codes propres à cette « caste ». Il est sombre, anguleux et son arrogance ainsi que ses moqueries faciles n’aident pas à apprécier le personnage, c’est le but et c’est bien joué.

L’arrogant Jackson Storm

Pour éviter une reddit du premier Cars et tout se qui pourrait en découler, les scénaristes ont eu la bonne idée d’ajouter Cruz Ramirez, personnage haut en couleurs qui s’avèrent, en plus d’être le coach de McQueen, une de ses fans de la première heure. Elle voue une admiration totale au bolide rouge (du moins au début) et fera tout pour qu’il réussisse son pari de battre Jackson Storm tout en le taquinant sans cesse en le traitant de vieux et autres synonymes, efficaces à souhaits.

La coach

Enfin, les personnages historiques, tels que Martin, Sally, Luigi ou encore Guido, sont toujours présents bien qu’un peu moins visible à l’écran. Ce qui n’empêchera pas Martin d’avoir quelques scènes bien à lui qui amusent toujours autant. Pensez d’ailleurs à rester pendant le générique de fin. Conseil d’ami.

Sons et Lumières

Pour ce qui est de la technique, je ne suis pas très doué pour en parler mais c’est Pixar. C’est beau, c’est maîtrisé et c’est très coloré. L’animation est au top et tout le reste suit.

Je n’ai pas souvenir de thèmes musicaux m’ayant spécialement marqué mais Cars n’est pas là pour nous servir des chansons toutes les 20 minutes (et puis ce n’est pas vraiment dans les habitudes de Pixar, sous giron de Disney ou non).

Par contre les sons des moteurs je connais un peu plus et, ILS SONT GENIAUX ! Particulièrement lors des courses de NASCAR. On en a plein les oreilles, pour le plus grand plaisir des amoureux de mélodies mécaniques, et cette sensation de vitesses que l’on a à l’écran est parfaite. On aurait presque envie d’embarquer avec Flash McQueen sur la route.

Pour ce qui est des voix, j’ai vu le film en VF, France oblige, la distribution est bien sûre axée sur les plus jeunes d’entre-nous). Elle est de qualité. On retrouve Guillaume Canet en Flash McQueen (comme dans les deux autres films), Gilles Lellouche (qui prête sa voix à Martin depuis Cars 2) Cecile de France bienveillante et amoureuse (Sally) et Samuel Le Bihan en vieille gloire des circuits toujours prêt à vanner McQueen (Chick Hicks, sans doute un de mes personnages préférés). Pour les nouveaux venus, Nicolas Duvauchelle fait un arrogant parfait (Storm) et Alice Pol est pétillante dans son rôle de Cruz Ramirez (et sans accent latino qui aurait fait too much à mon goût).

Cars 4 ?

On n’y est pas encore mais vu la fin (ouverte) de ce troisième opus, je ne me mouille pas trop.
Ce Cars 3 est génial du début à la fin et fait la part belle à la tolérance, à l’effort et surtout à la Femme. Disney (et Pixar) sont clairement dans l’air du temps lorsqu’on voit leurs dernières héroïnes qui crèvent l’écran dans les récentes productions des différents studios appartenant à Mickey, et ce Cars fait parti de celles-ci ! J’espère donc que comme moi, vous apprécierez ce troisième film (on peut parler de fin de première trilogie?) à sa juste valeur.

Le Champion (?)

J’allais oublier ! Merci Laura (de Heaven) pour l’invitation, c’était parfait.
Pensée au regretté Daniel Gerson qui signe son dernier scénario avec ce Cars 3 (et à qui l’on doit ceux du premier Cars, de Monstres et Cie ou encore de Chicken Little).

Le Champion (??)

avatar Publié par le 1 août 2017. Classé dans à la une, Actualités, Movie Inferno, The Other Inferno. Vous pouvez suivre les réponses de cet article via le RSS 2.0. Vous pouvez laisser une réponse ou un trackback sur cet article

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