[Test] Knack

Bonjour, je suis Vincenth69 (les 68premiers étaient déjà pris), étudiant en jeu-vidéo actuellement au Québec. Joueur avant d’être critique, et toujours ouvert à la discussion sur le sujet. Aujourd’hui, j’ai envie de vous présenter mon test de Knack.

Knack Cover

Knack, pour beaucoup, est un peu le vilain petit canard du lancement de la PlayStation 4. Certains le trouvent moche, d’autres pensent qu’il est enfantin et une autre partie qualifie d’insipides son scénario et son gameplay.
Malgré les pontes ayant travaillé sur le jeu (Mark Cerny et Shuhei Yoshida), je m’attendais à un petit jeu sans grande ambition, comme on en trouve beaucoup lors du lancement de nouvelles consoles.
Après quelques heures de jeu, moment où j’écris ces premières lignes, je peux vous assurer que les détracteurs de Knack n’ont pas dû jouer au même jeu que moi ou alors dans de mauvais conditions (entourés de gens affamés, suant l’eau qu’ils ont bu pour survivre au salon).
Knack est un jeu qui s’apprécie au fil du temps, pas dans les premières minutes, mais laissez-moi vous expliquer pourquoi.

Un scénario… Classique

Oui, Knack est classique, principalement dans son scénario, mais que voulez-vous, quel jeu ne l’est pas aujourd’hui ?
Dans un monde alternatif, l’énergie principale est composée de reliques. Des conflits permanents opposent humains et gobelins (il y en a des verts, des bleus, des rouges) pour prendre possession de ces reliques.
Alors qu’un poste de défense est pris par les êtres verts, une équipe est créée pour comprendre comment les gobelins ont pu passer du combo arc/épée à celui fusil/char en si peu de temps. Viktor, grand ingénieur créateur de robots de guerre se porte volontaire pour intégrer cette équipe, tout comme l’aventurier qui passait par là, Ryder. Le Docteur (Who ? Non, pas lui) est également présent et souhaite présenter sa dernière découverte : un être vivant composé de reliques, et que s’appelerio, Knack.
Vous prenez enfin possession du petit bonhomme. Il va vous falloir vous montrer digne de vous joindre à l’équipe en combattant les robots de Viktor. Du coup, on a droit à un petit tutoriel sympathique d’une vingtaine de minutes environ. On apprend à se battre, à utiliser ses pouvoirs et comment regagner de la vie. Simple, surtout quand il ne faut que trois boutons pour faire la plupart des actions.
Evidemment, vous réussissez à vous montrer digne et partez à l’aventure, une aventure qui changera pas mal de direction à cause de personnes mal intentionnées…

One does not simply takes Knack relics.

One does not simply takes Knack relics.

Un gameplay simple mais un jeu pas si facile

Knack est simple d’accès : Le stick droit sert aux esquives, Croix à sauter, Carré à frapper et Rond à lancer des attaques spéciales. Tant de simplicité n’engendre pas un mauvais gameplay : malgré un départ calme, si vous jouez en « normal » ou « difficile », vous aurez vite du mal à esquiver tout ce qui vous arrive dessus.
Pour faire court, en normal, vous allez en général vous faire tuer en deux-trois coups si l’ennemi vous touche. Autant apprendre à utiliser l’esquive donc car c’est votre seule défense la plupart du temps ; et une esquive ratée rime malheureusement souvent avec mort car les ennemis usent de combos pour vous attaquer.
Heureusement, de nombreux checkpoint sont disposés à travers les niveaux et si vous bloquez, vous risquez de voir le jeu se simplifier. En effet, les dégâts subis diminuent (un certain temps) lorsque vous bloquez. On dira ce qu’on veut de la casualisation des jeux, force est de constater qu’ici, elle est faite de manière intelligente. En effet, dès que vous passez un checkpoint, la puissance des dégâts revient à son niveau normal.

Un Knack à multiples facettes

Knack est un amas de reliques. Celles-ci peuvent se trouver, le plus souvent, dans des caisses, sur des ennemis, ou encore dans les distributeurs de certains niveaux. On peut également ramasser des reliques spéciales avec l’application Knack Quest disponible exclusivement sur iOS mais je ne m’attarderai pas sur le sujet ici.
Il peut également se transformer à l’aide de plusieurs autres composants. La glace, le verre et le bois n’en sont que quelques-uns. Certains permettent d’avoir des pouvoirs spéciaux, d’autres, simplement de grossir plus vite. On regrettera que ces éléments absorbables ne soient disponibles que dans certaines parties du jeu, cependant, les avoir sans cesse aurait pu le rendre trop simple.
De plus, certains collectibles débloquent des versions alternatives du héros, changeant ainsi ses caractéristiques. On peut ainsi avoir plus de vie, infliger de plus gros dégâts ou encore être plus résistant. En général, ces améliorations ont une contrepartie : perte de vie constante, fragilité ou autre. Cela changera radicalement votre façon de jouer… Si vous souhaitez éviter une mort certaine.

Tout va bien tant que Knack glacé n’est pas au soleil.

Tout va bien tant que Knack glacé n’est pas au soleil.

Durée de vie et modes de jeu

Knack a une durée de vie correcte pour un jeu de plate-forme/beat’em’all : environ 12 heures pour l’histoire principal en normal. Pour le mode difficile, comptez quelques heures de plus. Enfin, le mode très difficile, déverrouillable uniquement en ayant terminé le jeu une fois en difficile, vous prendra encore une douzaine d’heures. A cela, on peut rajouter quelques heures à la recherche d’objets spéciaux disséminés dans le jeu, un court mode arène et un mode « course contre la montre ». Si vous êtes chasseur de trophées, sachez qu’il vous faudra entre quarante et cinquante heures pour obtenir le platine ; et qu’il est possible de choisir le chapitre à refaire, cela facilitant grandement l’accès à certaines parties de l’histoire.

Conclusion

Ce n’est pas un mauvais jeu. Ceux qui lui laisseront une chance « risquent » d’y prendre un certain plaisir. La difficulté est bien dosée, les graphismes ne sont pas si dégueu que ce qui a pu être dit par d’autres et le gameplay, bien que simple, n’est pas si facile à maîtriser que cela.
Certes, l’histoire est basique et n’apporte pas grand-chose au genre, mais comme dit plus haut, les nouvelles idées sont de plus en plus rares (un conflit quelconque reste une des bases scénaristiques les plus utilisées). Les musiques sont parfois épiques, mais la plupart du temps, on y fait pas tellement attention et elles restent discrètes.

On regrettera cependant que le jeu ne soit pas plus ambitieux et un peu plus fournit au niveau des « à cotés ». De même, certains pans de l’univers ne sont pas exploités et on espère, si une suite paraît, que quelques questions trouveront des réponses. Et surtout, on pourra lui reprocher de ne pouvoir créer un new game + dans une difficulté différente: il vous faudra en effet recommencer le jeu dans chaque difficulté supérieure, sans les gadgets et reliques ramassées si vous désirez le platiner.

Il est à noter également que Knack possède un mode deux joueurs en drop-in drop-out (une simple pression de « options » sur la seconde manette permet d’entrée en jeu, n’importe quand). N’ayant qu’une manette pour le moment et ne trouvant pas comment utiliser ma PlayStation Vita comme second contrôleur sur la console, je n’ai pas pu tester cette fonctionnalité.
Je sais cependant que le deuxième joueur contrôle Robot-Knack et qu’il assiste le premier joueur dans toutes les tâches possibles.

avatar Publié par le 18 novembre 2013. Classé dans à la une, PlayStation 4, Tests et Avis. Vous pouvez suivre les réponses de cet article via le RSS 2.0. Vous pouvez laisser une réponse ou un trackback sur cet article

3 Réponses pour [Test] Knack

  1. Hum, je vais tester ça à Noël avec Killzone 4, on verra bien se que ça donne. Tu sais si le platine est facile à obtenir ?

    • Comme j’ai dit dans l’article, je pencherait sur une cinquantaine d’heure si tu commences en normal. Si tu commence en difficile, retire une dizaine d’heure. Pour faciliter les choses, si tes amis PSN ont le jeu, tu peux plus facilement ramasser certains collectibles, donc faciliter l’obtention des trophées reliés à cela.

  2. Pingback : Le Ragoût (Saison 2 – Semaine 20) : Divers | Game Inferno

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