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[Avis] – Ratchet et Clank (2016)

Le 11 juin sonnera le retour de Ratchet et Clank sur console de salon avec un nouvel épisode. Intitulé Rift Apart, il sera exclusif à la PlayStation 5 et succèdera à un épisode sorti en 2016 sur PS4 (là aussi en exclusivité). En attendant cette sortie, prenons les couloirs du temps et retournons en 2016 pour se rafraîchir un peu la mémoire sur ce qu’est un jeu Ratchet et Clank. 

C’est à l’occasion du Play At Home, programme promotionnel de Sony que Ratchet et Clank m’a attiré l’œil. En effet, courant avril, l’éditeur-constructeur japonais a offert aux joueurs quelques jeux dont cette exclu de 2016 et d’autres pépites comme Subnautica. Opportunité parfaite pour découvrir un plateformer plutôt réputé, développé par Insomniac Games, studio qui, a créé les licences Spyro, Résistance, Sunset Overdrive et surtout Ratchet et Clank. Historiquement lié à Sony, c’est seulement en 2019 que les californiens ont rejoint la maison PlayStation avec un rachat à 229M d’euros. En 2018 ils ont sorti Marvel’s Spider Man, puis livré le stand alone Miles Morales avant. de se pencher sur une nouvelle aventure du lombax et son compagnon robot.

L’épisode Ratchet et Clank de 2016 est un reboot de la franchise, après 10 épisodes dont le premier remonte à 2002 sur PS2. Le jeu s’insère dans un projet transmédia puisque, la même année, sort le film éponyme qui sera un échec complet sur le plan critique et économique avec une recette de 14M$ au box office mondial pour un budget de 20M$. Heureusement, pour le jeu l’accueil est différent avec une majorité de critiques positives. L’aventure de Ratchet et Clank s’appuie sur des éléments du film dont certains sont inédits afin d’offrir aux joueurs une relecture complète de l’univers et de l’histoire du duo.

Ratchet est un lombax mécanicien qui vit paisiblement sur sa planète. Il se rêve en gardien de la galaxie, une troupe de soldats qui défend l’univers d’attaques aliens. Il tente même de les rejoindre via un concours de sélection plutôt relevé mais échouera. C’est finalement grâce à sa rencontre avec Clank un robot échappé d’une usine de mecha de guerre, qu’il va se retrouver à devoir sauver la galaxie toute entière et déjouer les plans machiavéliques du Dr Nefarious. 

Ratchet et Clank est un plateformer orienté action en 3D et en vue à la troisième personne. L’aventure se déroule sur différentes planètes (12 au totales) qui ont toute la même structure: il s’agit de mini monde ouvert offrant des environnements différents et avec 3-4 objectifs à remplir. La liberté de mouvement est totale et le joueur est libre d’enchaîner les allers-retour pour collecter des armes ou des gadgets lui permettant d’accéder à de nouvelles zones. 

Ratchet peut s’équiper d’une dizaine d’armes moyennant des boulons collectés sur les ennemis ou des éléments du décors destructibles. Chaque arme possède un arbre de développement qui va permettre de l’améliorer et la rendre efficace. Il y a un certain intérêt à acumuler ces armes puisque cellec ci vont parfois être complémentaires. Ainsi, il sera possible de tirer de manière classique ou par exemple de faire danser les ennemis via l’envoi d’une boule à facette rendant les adversaires inoffensif. Cela permettra de faire le ménage plus sereinement dans des arènes qui parfois se montrent très oppressantes. Bien que cela soit léger, une petite stratégie peut vite se mettre en place.

La mécanique de gameplay de Ratchet et Clank est assez classique, on saute, on dézingue de l’alien, on résout des énigmes et on avance dans le scénario. Ce dernier est d’ailleurs d’une simplicité telle qu’on oublie pourquoi on est là et on sent bien qu’il y a eu confusion au moment d’intégrer le projet trans média. Des scènes issues du films apparaissent, certaines personnes viennent sans trop savoir d’où elles sortent et le doublage n’est pas le même dans le jeu que dans le film. 

Mais après une petite dizaine d’heures passées dans l’univers de Ratchet et Clank a-t-on besoin de parler de l’histoire? Absolument pas, certes c’est un point qui peut paraître négatif mais le reste est tellement incroyable et parfaitement travaillé qu’on oublie vite ce détail.

Ratchet et Clank est une merveille à jouer et à regarder. Les environnements sont riches, on passe d’une planète d’eau à une planète de feu en un rien de temps, on enchaîne les frags sur les ennemis, il y a des effets de particules de partout, des couleurs qui explosent et on ressent une nervosité dans les armes très agréable. Chaque niveau offre de nouvelles techniques qu’il faut apprendre puis exploiter. Seul les phases avec Clank sont un peu en dessous et cassent le rythme

La maîtrise technique d’Insomniac n’a jamais été mise en doute et ça n’ait pas près de changer. A aucun moment la PS4 ne souffre de ralentissement malgré tout ce qui est envoyé à l’écran et les transitions cinématique-jeu-changement de planète se font en un clin d’oeil. C’est peut être l’une des plus belles claques graphiques de la console. En observant la présentation de Rift Apart qui arrive en juin prochain, on retrouve la patte visuelle du studio et on sent bien qu’ils maîtrisent leur sujet. Le rendu est bluffant et on a plus qu’à croiser les doigts pour un 60 FPS stable. En tout cas, la mise à disposition de cet épisode de 2016 par Sony a été un excellent moyen de motiver les troupes à sauter le pas vers la PS5 et à acquérir ce nouvel opus. Il ne manque plus qu’à trouver une console.

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