[Test] Ar nosurge : ode to an unborn star

Ar nosurge - Cover

Ar nosurge, Ode to an Unborn Star est un J-RPG produit par Gust, studio à qui l’on doit la série des Atelier. Il fait suite à Ciel nosurge, un jeu qui n’est pas un RPG, qui n’est pas sorti dans nos contrées et auquel je n’ai pas encore joué (ça c’est de l’information !) Cette série met en scène deux couples de personnages : un gars / une fille et un robot / une fille.

L’histoire est assez complexe. Votre première paire de personnages, Delta et Cas, viennent d’un monde qui a été détruit. Tous les habitants de la planète errent dans un vaisseau spatial gigantesque. Celui se fait par la suite attaqué par une espèce appelée Sharl, des créatures belliqueuses capturant et faisant littéralement disparaître ceux qui s’opposent à eux. Une secte adorant les Sharls s’est ainsi créée parmi les habitants du vaisseau, et avec le temps, la majeure partie de la population a disparu.
Delta et Cas faisaient partie de la résistance qui siège à Félion, un village situé dans le vaisseau et protégé par des barrières d’énergie. Delta a été exclu de la résistance après avoir mis en danger Félion en ouvrant une barrière d’énergie, risquant ainsi une invasion des Sharls. Le pire dans tout ça, c’est que notre héros est devenu amnésique et ne se souvient de rien. Il a oublié tous les événements de sa vie, de sa naissance à cet incident. Il tient maintenant un restaurant sans clientèle à Félion tout en menant une vie tranquille et Cas lui rend régulièrement visite. Une nuit, Delta fait un rêve dans lequel il revoit une amie disparue. Il décide alors de partir à sa recherche, accompagné de Cas. Cette quête lui permettra de retrouver son passé et aussi de comprendre ce que sont les Sharls et quels sont leurs objectifs.
Pour ce qui est de la deuxième paire, Ion est une jeune fille extra-terrestre qui a été plongé dans un sommeil artificiel dans un but que je vous laisse découvrir. Dans ses rêves, elle est accompagnée par le robot Earthes et vit banalement et en sécurité. Elle finira par se réveiller d’elle-même après avoir ressenti un important danger, et partira en quête de 7 personnes, toujours accompagnée d’Earthes. Ce dernier a en effet réussi, de manière inexplicable, à se matérialiser dans la réalité.

Les phases d’exploration sont assez classiques. Elles se déroulent dans des décors en 3D précalculée. Les environnements sont même assez petits selon moi. Cependant, vu que l’histoire se déroule à bord d’un vaisseau spatial, c’est assez grand en fait (l’art de se mouiller). Lors de votre exploration, des séquences de dialogues pourront être lancées. Ceux-ci servent surtout à détendre l’atmosphère, à rendre le voyage moins long et à provoquer de temps en temps un petit sourire.

Ar nosurge - Screen 2

Côté combats, un peu de fraîcheur. Ils se déroulent au tour par tour contre plusieurs vagues d’ennemis. Lors de chaque tour, vous pouvez effectuer différents types d’attaques en nombre limités. Ces actions peuvent, en plus de causer des dégâts à votre adversaire, le déplacer, le mettre hors d’état de nuire lors de son tour (état appelé “break”) et même vous permettre d’attaquer plusieurs adversaires à la fois. Pendant que vous attaquez, votre partenaire chante, ce qui provoque différents effets, comme des boost ou des dégâts aux adversaires. Votre objectif prioritaire est de mettre hors d’état de nuire (définitivement ou juste pour le tour courant) un maximum d’adversaires. Vous pourrez ainsi avoir un tour supplémentaire, vous permettant de remplir la jauge de Burst tout en empêchant l’ennemi d’attaquer. Cette jauge se remplie lorsque vous portez des attaques à vos opposants. Plus elle monte, plus vous pourrez éliminer des vagues d’ennemis en une seule attaque ! En vous débrouillant bien, vous pourrez ainsi éliminer tous les ennemis du coin en un seul combat, ce qui a aussi pour effet de voyager tranquille. En contrepartie, cela retire pas mal d’intérêt aux zones que vous traversez. Si l’ennemi vous attaque, vous n’aurez la possibilité de vous défendre que 3 fois dans le tour, sachant qu’il faudra effectuer l’action au bon moment, de peur de recevoir les coups à pleine puissance.

Ar nosurge - Screen 4

Le jeu propose aussi du crafting à partir des matériaux trouvés en explorant ou en battant des monstres. Le côté original est que lors de la fabrication d’un objet, les protagonistes chantent et dansent sur une chanson enfantine. Je peux vous dire que l’on voit la joie sur le visage de Delta en effectuant ce rituel ! Il y a différents types de chansons en fonction du type d’objet produit (et vous pouvez passer si ça ne vous plaît pas). Une fois la synthèse terminée pour un nouveau type d’objet, nous avons droit à une séquence de dialogue permettant de comprendre le processus de conception de l’objet et c’est souvent assez idiot.

Ar nosurge - Screen 5

Dernier point de gameplay particuliers à la série des Ar : les cosmosphères. Vous pouvez entrer dans la psyché des héroïnes et de vos amis pour vous rapprocher d’eux et débloquer des bonus de statistiques et des chants plus puissants. En entrant dans le monde de l’inconscient, préparez-vous à du grand n’importe quoi !

Ar nosurge - Screen 6

Pour équiper les bonus débloqués, il faudra procéder au rituel de purification, c’est à dire prendre un bain avec l’héroïne de la paire. Plus vous serez proche d’elle grâce à des sujets de discussions récoltés dans le jeu, plus vous pourrez affecter des bonus à des endroits différents (pieds, main, tête, poitrine…).

Ar nosurge - Screen 3

Les graphismes ne sont pas transcendants mais ne sont pas laids pour autant. La modélisation des personnages dans un style manga en cel-shading est bien réalisée et donne un rendu très agréable. Les environnements ne sont par contre pas assez riches à mon goût. Ils sont, il est vrai, plus fourni que dans Atelier Escha & Logy, jeu développé par Gust aussi, mais il manque un petit je ne sais quoi… Côté musique, je trouve le thême d’introduction sublime. Celui-ci n’est pas en japonais mais chanté dans une langue créée spécialement pour la série des Ar. Le reste des chansons se marient bien à l’action mais n’a rien de mémorable.

Dans l’ensemble, le jeu est très agréable, l’histoire avance assez vite mais la quantité de points utilisés pour entrer dans l’inconscient des personnages demande un peu de farming. Côté trophées, il n’y en a que deux pouvant être manqués si on ne fait pas attention, de quoi ravir les chasseurs. En bref, à réserver aux amateurs de jeux japonais et de J-RPG.

P.S. : Je n’ai pas encore compris le PEGI 16, il y a des shonen mangas plus olé olé que Ar nosurge.

Ar nosurge - Screen 1

avatar Publié par le 7 décembre 2014. Classé dans à la une, PlayStation 3, Tests et Avis. Vous pouvez suivre les réponses de cet article via le RSS 2.0. Vous pouvez laisser une réponse ou un trackback sur cet article

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