SPEAK : ça vaut vraiment la peine d’en parler !

Le roman graphique « SPEAK » – réalisé par Emily Carrol – est l’adaptation BD du roman éponyme de Laurie Halse Anderson, vendu à des millions d’exemplaires et traduit dans pas moins de trente pays.

La couverture du livre

Presque 400 pages après les premiers mots de l’histoire, je referme le livre, soufflée. Je ne l’ai pas lâché de l’après-midi, happée par le récit de Mélinda, cette ado mutique qui a vécu un drame lors d’une fête étudiante.

Pour illustrer mes propos

SPEAK : Melinda ne peut pas. Impossible pour elle de dire à quiconque ce qu’elle a vécu ce soir-là. Juste après le drame elle compose pourtant le numéro de la police, mais aucun mot ne sort de sa bouche.

SPEAK : au lieu de ça elle se mord les lèvres jusqu’au sang. Figés dans sa gorge, les restes de « la bête ».

Graphiquement superbe, « SPEAK » est illustré en noir et blanc avec des nuances de gris. Les dessins sont forts, intensément éloquents. Le texte est quant à lui d’une profonde intelligence. Chaque mot est habillement choisi et utilisé, au point que le terme « roman graphique » prend ici tout son sens. Oui, c’est vrai, c’est une adaptation. Mais quand-même.

On suit alors, sans parvenir à s’arrêter, le quotidien morose de cette ado taciturne, sorte de paria du lycée, rongée par des maux qui font taire sa voix.

Une merveille !

Bouleversant

PS : Pour ceux qui n’aiment pas lire, sachez que le roman a également été adapté au cinéma en 2004 et c’est l’actrice Kristen Stewart qui interprète le rôle de Mélinda.

avatar Publié par le 9 mars 2019. Classé dans à la une, Actualités, Book Inferno, News, The Other Inferno. Vous pouvez suivre les réponses de cet article via le RSS 2.0. Vous pouvez laisser une réponse ou un trackback sur cet article

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*