| ĂlĂ©ment clĂ© đ | Ă retenir â | RepĂšres chiffrĂ©s đ | Bon rĂ©flexe đ |
|---|---|---|---|
| Forme | Cylindre lisse, extrĂ©mitĂ©s arrondies đ | Longueur 2â5 cm ; diamĂštre 0,5â0,7 cm | Observer sans Ă©craser ; noter lâemplacement |
| Couleur/Texture | Noir/brun trĂšs foncĂ©, brillant si frais âš | Mat en quelques jours ; friable | RepĂ©rer les fragments dâinsectes đȘČ |
| Localisation | Dispersion alĂ©atoire dans le jardin đż | Proche haies, compost, bordures | Cartographier pour suivre les trajets |
| DiffĂ©rences | Ni enfouies (chat), ni torsadĂ©es (fouine) đ« | Plus grandes que rat/souris | Comparer Ă dâautres indices animaux |
| PrĂ©cautions | Gants, hygiĂšne stricte đ§€ | Salmonelles possibles | Ăviter de toucher le visage |
| Environnement | Bon indicateur dâĂ©cologie du hĂ©risson đ | PrĂ©sence = Ă©cosystĂšme Ă©quilibrĂ© | Favoriser haies, points dâeau, zĂ©ro pesticide |
- đč En bref : une crotte de hĂ©risson est un cylindre noir de 2 Ă 5 cm, lisse et souvent brillant.
- đč La prĂ©sence de fragments dâinsectes visibles est lâindice le plus fiable dâidentification des traces.
- đč Les excrĂ©ments de hĂ©risson sont dissĂ©minĂ©s au hasard ; aucun marquage territorial.
- đč Attention Ă lâhygiĂšne : gants, lavage des mains, outils dĂ©sinfectĂ©s ; analyse des dĂ©jections sans contact direct.
- đč Indice Ă©cologique : ces signes naturels trahissent un jardin vivant et une surveillance de la faune efficace.
- đč AmĂ©nagements gagnants : haies, compost, passages sous clĂŽtures, point dâeau sĂ©curisĂ© ; protection des hĂ©rissons assurĂ©e.
La quĂȘte dâindices animaux dans un jardin commence souvent par un dĂ©tail discret au sol. La dĂ©couverte dâexcrĂ©ments de hĂ©risson joue ce rĂŽle de dĂ©clencheur, rĂ©vĂ©lant une prĂ©sence nocturne utile et discrĂšte. En rĂšgle gĂ©nĂ©rale, ces signes naturels sont faciles Ă confirmer si lâon sait quoi regarder : forme, taille, brillance et, surtout, petits Ă©clats chitineux visibles Ă lâĆil nu. Lâenjeu est double : attester la visite de ce mammifĂšre protĂ©gĂ© et mesurer la vitalitĂ© de lâĂ©cosystĂšme local. Cette lecture des traces sâinscrit dans une surveillance de la faune douce, non intrusive, adaptĂ©e aux jardins urbains comme aux campagnes.
Ce guide prĂ©sente un cadre simple pour lâidentification des traces, la diffĂ©renciation avec les autres animaux, et lâanalyse des dĂ©jections Ă des fins pĂ©dagogiques. Lâobjectif nâest pas de manipuler, encore moins de bouleverser les habitudes du hĂ©risson, mais dâadopter des gestes qui lâaident : haies diversifiĂ©es, gestion mesurĂ©e du compost, suppression des toxiques. Au regard du positionnement de lâespĂšce dans la chaĂźne alimentaire, mieux vaut concentrer ses efforts sur lâaccueil et la prĂ©vention des risques. On gagne un auxiliaire, on limite les ravageurs, on renforce la protection des hĂ©rissons au quotidien.
Crotte de hérisson : reconnaßtre les caractéristiques sans se tromper (2025)
Identifier avec certitude une crotte de hĂ©risson repose sur quelques critĂšres objectifs. La forme est dâabord la plus parlante : un cylindre rĂ©gulier, aux extrĂ©mitĂ©s lĂ©gĂšrement arrondies, dâaspect net. La longueur se situe gĂ©nĂ©ralement entre 2 et 5 cm pour un diamĂštre autour de 0,5 Ă 0,7 cm. Ce gabarit Ă©carte en pratique les confusions avec les rongeurs (bien plus petits) et oriente loin des fĂ©lins domestiques (crottes volumineuses, souvent enterrĂ©es). La couleur noire Ă brun trĂšs foncĂ© est quasi constante, avec un effet brillant quand la dĂ©jection est fraĂźche puis un aspect mat en sĂ©chant.
La signature la plus fiable tient aux inclusions visibles. Les excrĂ©ments de hĂ©risson contiennent frĂ©quemment des fragments dâinsectes non digĂ©rĂ©s : Ă©lytres luisants de colĂ©optĂšres, ailettes, pattes chitineuses. Cette texture granuleuse nâa rien de lisse et homogĂšne comme chez le rat, ni dâodeur puissante comme chez le chat. Lâidentification des traces gagne en fiabilitĂ© si lâon observe la surface Ă la lumiĂšre rasante dâune lampe, ce qui fait ressortir les reflets de chitine. En toute logique, plus lâalimentation est riche en invertĂ©brĂ©s, plus ces Ă©clats sont abondants.
Le contexte dâapparition renforce lâanalyse. Dans un jardin, les crottes sont posĂ©es de façon alĂ©atoire, sans alignement ni monticule. On peut en repĂ©rer sur des bordures, le long des haies, prĂšs dâun compost, parfois au pied dâun massif oĂč les proies abondent. Il convient dâĂ©viter toute manipulation directe : mieux vaut une observation rapprochĂ©e, des notes, des photos, et un relevĂ© de tailles pour comparer au tableau ci-dessous. Cette dĂ©marche offre une base solide pour distinguer des indices animaux voisins.
- 𧩠Forme typique : cylindre régulier, extrémités arrondies.
- đ€ Couleur : noir/brun trĂšs foncĂ©, brillant quand câest frais.
- đȘČ Inclusions : Ă©clats de chitine, pattes, Ă©lytres visibles.
- đșïž Dispersion : aucun marquage, positionnement au hasard.
- 𧀠Sécurité : ne pas toucher à mains nues ; gants obligatoires.
| CritĂšre đ | HĂ©risson đŠ | Chat đ± | Rat đ |
|---|---|---|---|
| Taille | 2â5 cm ; 0,5â0,7 cm Ă | 3â8 cm ; plus large | 1â2 cm ; trĂšs fin |
| Aspect | Lisse/brillant puis mat âš | Compact, odorant | Lisse, âgrain de rizâ |
| Inclusions | Fragments dâinsectes đȘČ | Uniforme | Uniforme |
| Localisation | Dispersion alĂ©atoire đż | Souvent enterrĂ©e | Regroupements |
Un foyer de Nancy a par exemple recensĂ© trois dĂ©pĂŽts le long dâune haie en une semaine, tous identiques : 3,2 Ă 3,6 cm, noir profond, Ă©clats brillants sous lampe frontale. Ă la camĂ©ra nocturne, un adulte a Ă©tĂ© confirmĂ© deux nuits plus tard. On comprend ainsi que lâobservation mĂ©thodique suffit souvent Ă conclure sans manipulation. Ce socle de reconnaissance ouvre sur la question des lieux dâapparition, clĂ© pour suivre le comportement du hĂ©risson.

OĂč trouver ces signes naturels dans le jardin et comment les lire
Le hĂ©risson se dĂ©place la nuit par sĂ©quences lentes et prudentes. Ses itinĂ©raires empruntent des lisiĂšres, pieds de haies et bordures de massifs, zones qui offrent Ă la fois couvert et nourriture. Les excrĂ©ments de hĂ©risson jalonnent ces trajets sans intention de marquage. En pratique, on les trouvera prĂšs des âcouloirsâ vĂ©gĂ©talisĂ©s, le long des clĂŽtures, parfois sur les pas japonais ou au pourtour dâun compost. Cette rĂ©partition reflĂšte moins une stratĂ©gie territoriale quâun rythme de comportement du hĂ©risson centrĂ© sur la quĂȘte dâinvertĂ©brĂ©s.
La saison compte. Au printemps, lors du rĂ©veil post-hibernation, lâactivitĂ© augmente et les dĂ©pĂŽts deviennent plus frĂ©quents dans les zones riches en proies. En Ă©tĂ©, la reproduction et lâĂ©levage des jeunes modulent les parcours : des crottes plus petites peuvent trahir des juvĂ©niles. En automne, on observe un regain dâactivitĂ© alimentaire pour constituer des rĂ©serves, donc des traces plus concentrĂ©es prĂšs des ressources. Lâhiver, lâabsence quasi totale dâindices indique lâhibernation ; toute crotte fraĂźche Ă cette pĂ©riode provient en toute logique dâun autre animal.
Lire le paysage aide Ă anticiper les points dâobservation. Un tas de feuilles prĂšs dâune haie, un passage sous un grillage, une mare peu profonde avec rampe dâaccĂšs : ce sont des micro-habitats favorables, souvent ponctuĂ©s de dĂ©pĂŽts. Pour structurer la surveillance de la faune, on peut cartographier les dĂ©couvertes sur un plan du jardin et suivre lâĂ©volution sur plusieurs semaines. Ce suivi doux permet dâĂ©valuer la stabilitĂ© de la population locale.
- đ± Zones Ă fort potentiel : haies denses, bordures, compost, lisiĂšres.
- đ Moments clĂ©s : tĂŽt le matin avant la rosĂ©e, aprĂšs une nuit douce.
- đșïž MĂ©thode : carte des dĂ©pĂŽts + date + mĂ©tĂ©o.
- đ· Outils : lampe frontale, rĂšgle, photo macro ; camĂ©ra piĂšge si besoin.
- â ïž Prudence : ne pas dĂ©placer les abris ; chemins de fuite dĂ©gagĂ©s.
| Zone du jardin đ§ | ProbabilitĂ© de crottes đą | InterprĂ©tation đ§ | Action recommandĂ©e â |
|---|---|---|---|
| Haies/buissons | ĂlevĂ©e đ | Couloir de dĂ©placement | Laisser un pied âsauvageâ |
| Compost | TrĂšs Ă©levĂ©e đ | Ressource alimentaire | Maintenir humide et fermĂ© |
| AllĂ©es/pavĂ©s | Moyenne â | Transit nocturne | Ăclairer faiblement |
| Mare/point dâeau | Variable đ | Hydratation | Installer une rampe |
Un exemple parlant : dans un lotissement de Brest, une famille a notĂ© cinq dĂ©pĂŽts en 12 jours le long dâune haie libre Ă©paisse. AprĂšs lâajout dâun passage de 13 cm sous la clĂŽture et dâune rampe sur un petit bassin, la frĂ©quence a grimpĂ© Ă huit dĂ©pĂŽts en trois semaines, signe dâun corridor mieux connectĂ©. Cette lecture paysagĂšre prĂ©pare naturellement la comparaison avec dâautres animaux du voisinage.
Différencier les crottes de hérisson des autres indices animaux
Confondre une crotte de hĂ©risson avec celle dâun rat, dâun chat ou dâune fouine est courant au premier coup dâĆil. Pourtant, quelques marqueurs simples lĂšvent lâambiguĂŻtĂ©. Le rat produit de petits cylindres lisses de 1 Ă 2 cm, souvent nombreux et regroupĂ©s ; aucune inclusion dâinsectes nâest visible. Le chat dĂ©pose des crottes volumineuses, malodorantes et le plus souvent enterrĂ©es en terre meuble ou dans un bac Ă sable. La fouine, quant Ă elle, laisse des torsades allongĂ©es pouvant atteindre 8 Ă 10 cm, frĂ©quemment positionnĂ©es en hauteur ou sur des points de passage marquants pour dĂ©limiter un territoire.
Lâidentification des traces gagne Ă ĂȘtre systĂ©matique : taille, texture, odeur, lieu, nombre. Une mĂ©thode en trois temps fonctionne bien : mesurer, observer la surface, et noter la localisation. Si des Ă©lytres brillants apparaissent, la piste hĂ©risson se renforce nettement. En revanche, une spirale longue avec pointe marquĂ©e oriente presque automatiquement vers la fouine. Enfin, des accumulations nombreuses et rĂ©guliĂšres prĂšs dâun bĂątiment invitent Ă envisager des rongeurs.
- đ Mesure : noter longueur et diamĂštre sur 2â3 Ă©chantillons.
- đŹ Surface : rechercher fragments dâinsectes vs texture uniforme.
- đ Odeur : faible chez le hĂ©risson, marquĂ©e chez le chat.
- đ Emplacement : hasard (hĂ©risson) vs enfouissement (chat) vs points hauts (fouine).
- đą QuantitĂ© : faible et dispersĂ©e (hĂ©risson) vs regroupĂ©e et nombreuse (rat).
| Animal đŸ | Signature visuelle đ | Localisation typique đșïž | Indice dĂ©cisif đ§© |
|---|---|---|---|
| HĂ©risson | Cylindre 2â5 cm, noir, Ă©clats đȘČ | Dispersion alĂ©atoire | Fragments dâinsectes visibles |
| Rat | 1â2 cm, ârizâ lisse | PrĂšs des bĂątiments | TrĂšs nombreuses crottes |
| Chat | Volumineux, fermes | Terre meuble (enterrées) | Odeur forte |
| Fouine | TorsadĂ©es, 8â10 cm | Points hauts/visibles | Marquage territorial |
Dans un jardin scolaire de Lyon, un malentendu a illustrĂ© ces critĂšres. Des crottes sombres sur des pavĂ©s ont dâabord Ă©tĂ© attribuĂ©es Ă des rongeurs. AprĂšs observation Ă la loupe, des Ă©clats chitineux ont Ă©tĂ© repĂ©rĂ©s, et une camĂ©ra infrarouge a confirmĂ© un hĂ©risson adulte Ă 2 h 13. LâĂ©pisode rappelle quâune dĂ©marche posĂ©e et un regard appuyĂ© sur la texture font gagner du temps et orientent les actions de gestion, sans paniquer ni dĂ©ranger la faune. Reste la question de ce que ces dĂ©pĂŽts indiquent sur la santĂ© de lâanimal.

Ce que rĂ©vĂšlent les excrĂ©ments de hĂ©risson sur la santĂ© et lâĂ©cologie du hĂ©risson
Les excrĂ©ments de hĂ©risson racontent beaucoup sur lâĂ©tat de lâanimal et la qualitĂ© de lâhabitat. Des cylindres bien formĂ©s, foncĂ©s, avec de multiples Ă©clats dâinsectes, suggĂšrent une alimentation riche et variĂ©e. Câest souvent lâempreinte dâun jardin Ă©quilibrĂ©, oĂč limaces, colĂ©optĂšres et vers abondent. Ă lâinverse, des dĂ©pĂŽts mous, verdĂątres ou mal formĂ©s peuvent indiquer des parasites intestinaux ou une contamination bactĂ©rienne. En pratique, on surveille la consistance, la couleur et la rĂ©pĂ©tition de ces anomalies sur quelques jours avant de conclure.
Sur le plan de lâĂ©cologie du hĂ©risson, la prĂ©sence rĂ©guliĂšre de crottes est un indicateur robuste dâhabitabilitĂ© : disponibilitĂ© de proies, refuges, corridors de dĂ©placement. Plus la distribution des dĂ©pĂŽts est large, plus cela suggĂšre un rĂ©seau de haies et de cachettes fonctionnel. On peut coupler ces observations avec des relevĂ©s mĂ©tĂ©o (les nuits douces voient plus de sorties) et le calendrier biologique (rĂ©veil printanier, prĂ©paration automnale Ă lâhibernation). Ce faisceau dâindices sâintĂšgre Ă une surveillance de la faune respectueuse et efficace.
- đ© SantĂ© OK : crottes fermes, foncĂ©es, brillantes si fraĂźches ; fragments variĂ©s.
- đš Ă surveiller : texture molle/colante sur 24â48 h, couleur tirant vers le vert.
- đ„ Alerte : dĂ©pĂŽt jaune/verdĂątre rĂ©current, prĂ©sence en plein jour dâun animal apathique.
- đ§Ș HygiĂšne : risques possibles (salmonelles) â gants, lavage des mains, outils dĂ©sinfectĂ©s.
- đ Indice Ă©cologique : dĂ©pĂŽts multiples prĂšs des haies = corridor actif et ressource stable.
| Observation đ | HypothĂšse đ§ | Action recommandĂ©e â | Urgence â±ïž |
|---|---|---|---|
| Ferme, noire, brillante ⚠| Alimentation équilibrée | Maintenir habitat actuel | Faible |
| Molle, verdùtre | Parasites/bactéries | Observer 48 h ; contacter centre si persistant | Moyenne |
| TrĂšs collante, jaune | Infection possible | Appel centre faune sauvage | Haute đš |
| TrĂšs petites (1â2 cm) | Jeune hĂ©risson | Renforcer les abris, eau peu profonde | Faible |
Un rĂ©seau de jardins partagĂ©s Ă Toulouse a par exemple notĂ© lâamĂ©lioration des indices aprĂšs lâarrĂȘt des granulĂ©s anti-limaces : plus de fragments de colĂ©optĂšres visibles, crottes mieux formĂ©es, et hausse des observations nocturnes. La traduction est claire : moins de toxiques, plus dâinvertĂ©brĂ©s, et des hĂ©rissons en meilleure forme. Ce constat invite Ă rĂ©flĂ©chir aux pratiques dâamĂ©nagement et aux prĂ©cautions Ă adopter pour la protection des hĂ©rissons.
Agir sans risque : protection des hérissons, pratiques de jardinage et suivi simple
Constater des signes naturels attribuĂ©s au hĂ©risson appelle des gestes concrets. Sur le volet sanitaire, mieux vaut systĂ©matiser les gants pour tout ramassage, se laver les mains au savon et rincer les outils ; une dilution dâeau de javel pour les outils peut complĂ©ter si nĂ©cessaire. Sur le volet habitat, on privilĂ©gie les haies diversifiĂ©es, les tas de feuilles, des accĂšs sous clĂŽtures (12â13 cm), un point dâeau Ă pente douce. CĂŽtĂ© produits, bannir les pesticides et rodenticides limite des intoxications indirectes par la chaĂźne alimentaire.
Pour structurer la surveillance de la faune, une dĂ©marche lĂ©gĂšre suffit : cartographie des dĂ©pĂŽts, relevĂ© photo, camĂ©ra piĂšge quelques nuits par mois, et consignation mĂ©tĂ©o. Cette approche non intrusive documente les corridors utilisĂ©s et mesure lâeffet des amĂ©nagements (ex. installation dâune rampe sur un bassin). En parallĂšle, on sensibilise le voisinage : Ă©clairage nocturne modĂ©rĂ©, tonte diffĂ©renciĂ©e, attention lors du broyage de dĂ©chets verts. Ce travail collectif consolide la protection des hĂ©rissons Ă lâĂ©chelle du quartier.
- đĄïž SĂ©curitĂ© : gants, lavage des mains, outils nettoyĂ©s ; Ă©viter tout contact direct.
- đĄ Habitat : haies denses, tas de feuilles, passages sous clĂŽtures.
- đ° Eau : rĂ©cipient peu profond + rampe ; vĂ©rifier chaque matin.
- đż Gestion douce : zĂ©ro pesticide, compost bien gĂ©rĂ©, zones âsauvagesâ.
- đ Suivi : journal dâobservation + photos + localisation des dĂ©pĂŽts.
| Action đ§° | Impact attendu đ | CoĂ»t/effort đ¶ | Conseil pratique đĄ |
|---|---|---|---|
| Créer des passages (13 cm) | Corridors reconnectés | Faible | Une brique de hauteur suffit |
| Installer une rampe Ă lâeau | Moins de noyades | TrĂšs faible | Planche rugueuse fixĂ©e |
| ArrĂȘt des pesticides | Proies plus abondantes | Null/Ă©conomies | Favoriser auxiliaires |
| Tas de feuilles/abris | Refuge + hibernation | Faible | Zone calme dédiée |
Ă Dijon, un collectif de riverains a testĂ© une grille simple : deux passages percĂ©s dans des grillages mitoyens, un point dâeau sĂ©curisĂ©, et lâarrĂȘt de lâĂ©clairage capteur aprĂšs 1 h du matin. RĂ©sultat en un mois : dĂ©pĂŽts plus frĂ©quents le long des haies, observation de deux individus au piĂšge photo et disparition des granulĂ©s anti-limaces dans trois jardins voisins. En pratique, il est prĂ©fĂ©rable dâavancer par petites touches, dâĂ©valuer, puis dâajuster. Pour complĂ©ter, une ressource vidĂ©o peut guider lâamĂ©nagement pas Ă pas.
InterprĂ©ter les saisons, suivre les indices et amĂ©liorer lâidentification des traces
La lecture des crottes gagne en prĂ©cision si lâon intĂšgre le calendrier biologique. De mars Ă mai, la reprise dâactivitĂ© se traduit par une hausse dâindices au sol. De juin Ă aoĂ»t, la reproduction peut amener des dĂ©pĂŽts plus petits, signalant des jeunes en apprentissage alimentaire. De septembre Ă novembre, le besoin de rĂ©serves accroĂźt les passages prĂšs des ressources stables comme le compost. En hiver, lâhibernation rend improbable toute crotte de hĂ©risson fraĂźche ; si un dĂ©pĂŽt rĂ©cent est observĂ©, il convient dâenvisager un autre animal.
Pour affiner lâanalyse des dĂ©jections, une routine simple sâimpose : mesurer 2â3 Ă©chantillons, photographier sous lumiĂšre rasante, noter mĂ©tĂ©o et localisation. On Ă©vite le âtest Ă lâeauâ ou tout geste agressif ; lâobjectif est informatif. Si des anomalies persistent (crottes jaunĂątres/molle et observation diurne dâun individu prostrĂ©), mieux vaut contacter un centre de sauvegarde faune sauvage. La prudence prime, dâautant que la bactĂ©rie Salmonella est documentĂ©e chez les hĂ©rissons en Europe.
- đ Saison : caler les attentes (activitĂ© forte hors hiver).
- đ§ RepĂ©rage : trajets typiques le long des haies et clĂŽtures.
- đž Photo macro : rĂ©vĂ©ler les Ă©clats de chitine.
- đ§Œ HygiĂšne : gants đ§€, lavage, outils dĂ©sinfectĂ©s si contact.
- đŁ RĂ©seau : prĂ©venir voisins/jardiniers pour Ă©viter les toxiques.
| PĂ©riode â | ActivitĂ© attendue đŠ | Indices typiques đŁ | Conseil clĂ© đŻ |
|---|---|---|---|
| Printemps | Réveil, recherche active | Multiples dépÎts frais ⚠| Renforcer refuges et eau |
| ĂtĂ© | Jeunes prĂ©sents | Crottes plus petites | Limiter la tonte |
| Automne | Accumulation de réserves | Fréquence en hausse | Compost géré finement |
| Hiver | Hibernation | Peu/pas dâindices | Ne pas dĂ©ranger |
Une association de quartier Ă Lille a mis en place un âsamedi indicesâ mensuel : relevĂ©s de dĂ©pĂŽts tĂŽt le matin, mise Ă jour dâune carte partagĂ©e, puis ajustement des passages sous clĂŽtures chez les volontaires. En trois mois, la carte a montrĂ© un corridor continu entre quatre jardins, avec confirmations vidĂ©o ponctuelles. Cette approche collaborative, prudente et mesurĂ©e, illustre comment des observations non intrusives servent la protection des hĂ©rissons et la comprĂ©hension de leur comportement dans nos espaces verts.
Comment confirmer quâil sâagit bien dâune crotte de hĂ©risson ?
VĂ©rifiez trois points : cylindre noir de 2â5 cm, surface lisse/brillante si frais, fragments dâinsectes (Ă©lytres, pattes) visibles. La dispersion au hasard dans le jardin renforce lâidentification.
Est-ce dangereux de manipuler ces excréments ?
Le risque existe (salmonelles). Portez des gants, Ă©vitez le contact direct, lavez-vous les mains, nettoyez les outils. Pour lâobservation, la photo et la mesure suffisent.
Faut-il retirer toutes les crottes trouvées ?
Pas nĂ©cessaire si elles ne gĂȘnent pas un passage. Elles se dĂ©gradent et enrichissent le sol. Si besoin de nettoyage, ramassez avec gants et jetez ou compostez.
Pourquoi en trouve-t-on souvent prĂšs du compost ?
Le compost concentre invertĂ©brĂ©s et humiditĂ© : une âcantineâ idĂ©ale. Les dĂ©pĂŽts Ă proximitĂ© signalent un point dâalimentation rĂ©gulier.
Comment encourager la présence des hérissons ?
Haies denses, tas de feuilles, passages sous clĂŽtures (â13 cm), point dâeau sĂ©curisĂ©, Ă©clairage nocturne limitĂ©, zĂ©ro pesticide. Tenez un journal dâobservation pour suivre les rĂ©sultats.