mitsubishi galant vr 4 : caractéristiques, performances et histoire

GĂ©nĂ©ration 🚗 Moteur & turbo đŸ› ïž Puissance ⚡ Couple 🔧 Transmission & technologies ⚙ 0–100 km/h ⏱ Vitesse max đŸ›Łïž ParticularitĂ©s ✹
6e (1988–1992) 4G63T, L4 2.0 turbo 205–240 ch 294–304 N m AWD + 4WS ~7,3 s 205–230 km/h Homologation Groupe A, modĂšle 4×4
7e (1992–1996) 6A12TT, V6 2.0 biturbo ~240 ch 304 N m AWD, BVM5 / Auto 4 INVECS ~6,5 s ~230 km/h Chñssis multi‑bras, confort en hausse
8e (1996–2002) 6A13TT, V6 2.5 biturbo 280 ch (JDM) 367 N m AWD, AYC, BVM5 / INVECS‑II ~6,0 s ~255 km/h Version break Legnum, forte agilitĂ©
  • ✅ Mitsubishi Galant VR-4 : berline voiture sportive japonaise Ă  traction intĂ©grale, nĂ©e pour le rallye Groupe A.
  • ⚙ Trois mĂ©caniques clĂ©s : 4G63T (L4), 6A12TT (V6 2.0), 6A13TT (V6 2.5), toutes avec turbo.
  • 🏁 PalmarĂšs solide : victoires WRC et titres rĂ©gionaux avant le passage de tĂ©moin Ă  la Lancer Evo.
  • 🔍 MarchĂ© 2025 : import JDM populaire, vigilance sur corrosion, AYC et piĂšces spĂ©cifiques.
  • 🧭 historique modĂšle riche et Ă©volution Galant marquĂ©e par la technologie (4WS, AYC, INVECS‑II).

NĂ©e pour l’homologation en Groupe A, la Mitsubishi Galant VR-4 a servi de laboratoire roulant Ă  la marque : moteur suralimentĂ©, modĂšle 4×4 avec systĂšmes actifs, et un chĂąssis pensĂ© pour encaisser la compĂ©tition. Entre 1988 et 2002, trois gĂ©nĂ©rations se succĂšdent avec des architectures moteur diffĂ©rentes mais un mĂȘme fil conducteur : la recherche d’un Ă©quilibre entre efficacitĂ©, fiabilitĂ© et polyvalence. On y retrouve l’ADN des voitures sportives japonaises des annĂ©es 90, avec une montĂ©e en gamme technologique qui culmine sur la 8e gĂ©nĂ©ration et son Active Yaw Control (AYC).

Pour un acheteur en 2025, l’enjeu est double : identifier la version pertinente selon l’usage (collection, daily sportif, youngtimer fiable) et Ă©viter les configurations dĂ©sĂ©quilibrĂ©es ou mal entretenues. Les caractĂ©ristiques techniques varient selon les marchĂ©s, tout comme l’état des exemplaires importĂ©s. Une approche prudente s’impose : carnet d’entretien, diagnostics de transmission intĂ©grale et contrĂŽle des Ă©lĂ©ments spĂ©cifiques (turbos, visco-coupleurs, Ă©lectronique de gestion). L’objectif est clair : profiter de performances moteur solides et d’un comportement authentique, sans sacrifier la fiabilitĂ© au quotidien.

Sommaire [masquer]

Mitsubishi Galant VR-4 : caractĂ©ristiques techniques dĂ©taillĂ©es par gĂ©nĂ©ration (1988–2002)

La premiĂšre VR-4 (6e gĂ©nĂ©ration, 1988–1992) s’appuie sur le bloc 4G63T, un 4 cylindres 2.0 Ă  double arbre 16 soupapes, suralimentĂ© par turbo. Ce moteur iconique, alĂ©sage/course de 85 × 88 mm et compression autour de 7,8:1, dĂ©livre entre 205 et 240 ch selon les marchĂ©s, pour 294–304 N m. Il propulse une berline quatre portes d’environ 1 340–1 380 kg, alimentĂ©e par injection ECI-MULTI, associĂ©e Ă  une traction intĂ©grale permanente. ParticularitĂ© notable : la direction 4 roues directrices (4WS), avec un lĂ©ger angle aux roues arriĂšre au-delĂ  de 50 km/h, amĂ©liorant la stabilitĂ© en appui rapide. Dimensions typiques : 4,56 m de long, 1,695 m de large, empattement de 2,60 m ; des mensurations qui favorisent la stabilitĂ© tout en restant maniables en ville.

La 7e gĂ©nĂ©ration (1992–1996) change d’architecture. Mitsubishi installe un V6 2.0 6A12TT biturbo (24 soupapes), environ 240 ch pour 304 N m, avec une offre de boĂźtes Ă©largie : BVM5 ou automatique INVECS 4 rapports. Le chĂąssis passe en multi‑bras aux deux essieux, amĂ©liorant filtrage et prĂ©cision sur routes imparfaites. La voiture gagne quelques centimĂštres (4,63 m de long) et affiche ~1 430 kg. Cette mouture capitalise sur un positionnement plus routier, sans renoncer Ă  l’ADN VR-4 : AWD, turbos rĂ©actifs et freinage gĂ©nĂ©reux. Elle incarne une phase de transition, libĂ©rĂ©e des contraintes directes du rallye aprĂšs le relais pris par la Lancer Evolution en compĂ©tition.

ApothĂ©ose technique, la 8e gĂ©nĂ©ration (1996–2002) adopte le V6 2.5 6A13TT biturbo, 280 ch (limite JDM de l’époque) et 367 N m, avec des performances en forte hausse et une Ă©lectronique d’aide Ă  la motricitĂ© trĂšs avancĂ©e. Au menu : AWD Ă©voluĂ©, BVM5 ou boĂźte INVECS‑II 5 rapports Ă  gestion inspirĂ©e de la Tiptronic, et surtout le Active Yaw Control (AYC) sur certaines versions. L’AYC module la rĂ©partition de couple latĂ©ral au train arriĂšre pour accroĂźtre l’agilitĂ©, rendant la berline Ă©tonnamment vive dans les enchaĂźnements. La gamme s’ouvre aussi Ă  la carrosserie break (Legnum), apprĂ©ciĂ©e des importateurs pour son cĂŽtĂ© sleeper : familiale discrĂšte, s voiture percutante dans les relances.

La cohĂ©rence technique de la lignĂ©e tient Ă  trois constantes : un moteur turbo gĂ©nĂ©reux, une transmission 4×4 robuste et un chĂąssis pensĂ© pour haute vitesse. Les pneus d’origine Ă©voluent de 195/60 R15 vers 225/50 R16, accompagnant la hausse de puissance. Les rĂ©servoirs varient de 60 Ă  64 l, cohĂ©rents avec un usage autoroutier. On notera enfin des particularitĂ©s de marchĂ© (États‑Unis, Australie, Japon) : calibrations, Ă©quipements et puissances peuvent diverger ; il convient Ă  l’achat de vĂ©rifier les codes moteur, ECU et rĂ©fĂ©rences de turbos. Cette base solide, enrichie d’innovations comme l’AYC, explique la cote d’amour durable du modĂšle.

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Architecture moteur et suralimentation : ce qu’il faut retenir

Le 4G63T brille par sa robustesse et sa disponibilitĂ© en piĂšces, partagĂ© avec d’autres icĂŽnes de la marque. Les V6 6A12TT et 6A13TT se distinguent par une onctuositĂ© supĂ©rieure et une sonoritĂ© plus riche, au prix d’une maintenance plus exigeante autour du refroidissement et des turbocompresseurs. En pratique, le 6A13TT offre la meilleure plage d’usage, avec un couple plus plein dĂšs les mi‑rĂ©gimes, trĂšs apprĂ©ciable sur routes sinueuses.

Transmission et chĂąssis : 4WS, AWD et AYC en synergie

La premiĂšre mouture mise sur 4WS pour sĂ©curiser les hautes vitesses ; les suivantes adoptent des trains multi‑bras et, sur la 8e gĂ©nĂ©ration, l’AYC pour apporter une agilitĂ© inĂ©dite. En conduite engagĂ©e, l’AYC permet de ressortir des virages plus tĂŽt, avec une sensation de pivotement arriĂšre maĂźtrisĂ©. CĂŽtĂ© fiabilitĂ©, un entretien rĂ©gulier des fluides de transmission et des diffĂ©rentiels est indispensable pour prĂ©server la rĂ©activitĂ©.

Performances moteur, comportement et technologies 4×4 : du Groupe A Ă  la route

La promesse VR-4 repose sur une carte maĂźtresse : la combinaison d’un turbo bien dimensionnĂ© et d’une traction intĂ©grale efficace. Sur la 6e gĂ©nĂ©ration, les mesures communĂ©ment admises font Ă©tat d’un 0–100 km/h en ~7,3 s et d’une vitesse maximale comprise entre 205 et 230 km/h selon configuration. Ce rendu, dĂ©jĂ  impressionnant Ă  la fin des annĂ©es 80, s’explique par un compromis poids/puissance valable et un diffĂ©rentiel central qui rĂ©partit l’effort sans brutalitĂ©. Le 4G63T, relativement creux sous 2 500 tr/min, s’anime franchement avec la pression de suralimentation et offre des reprises solides sur le dernier rapport.

La 7e gĂ©nĂ©ration progresse logiquement : le passage au V6 biturbo amĂ©liore la souplesse et l’allonge, ramenant le 0–100 km/h vers 6,5 s avec des relances mieux remplies. Le chĂąssis multi‑bras apporte un guidage plus fin sur revĂȘtements bosselĂ©s, tandis que l’INVECS 4 rapports sĂ©duit les conducteurs urbains, mĂȘme si la BVM reste prĂ©fĂ©rable pour une conduite engagĂ©e. Enfin, la 8e gĂ©nĂ©ration franchit un cap : ~6,0 s sur l’exercice du 0–100 km/h et jusqu’à ~255 km/h, Ă©paulĂ©e par l’AYC qui transforme l’équilibre en appui. Sur petites routes, l’auto paraĂźt plus courte qu’elle ne l’est, avec un train arriĂšre qui aide Ă  inscrire le nez Ă  la corde sans dĂ©stabiliser.

Sur circuit club, les chauffeurs avertis exploitent l’endurance des freins ventilĂ©s en privilĂ©giant un liquide haute tempĂ©rature et des plaquettes sport routiĂšres. Sur route, la recommandation raisonnable consiste Ă  adopter des pneus UHP modernes Ă  indice de charge adaptĂ©, car l’AWD sollicite fortement les quatre enveloppes. En matiĂšre de consommation, on observe souvent 10–12 l/100 en balade et davantage en conduite dynamique ; la rĂ©activitĂ© renforcĂ©e des V6 peut inciter Ă  surveiller le refroidissement en Ă©tĂ©. En toute logique, une VR-4 rĂ©glĂ©e et entretenue reste saine et prĂ©visible ; des rĂ©actions bizarres Ă  l’accĂ©lĂ©ration peuvent pointer une fatigue du visco-coupleur, de l’AYC ou des silentblocs.

Par rapport Ă  ses rivales de l’époque (Subaru Legacy RS, Nissan Skyline GTS‑4, Audi S4 C4), la VR‑4 se positionne parmi les plus complĂštes : bonnes performances moteur, coffre exploitable, et un confort acoustique dĂ©cent pour voyager. Parmi ses atouts rares, la coexistence d’une vraie efficacitĂ© et d’une habitabilitĂ© familiale, surtout en version Legnum. Mieux vaut, au regard du positionnement, cibler des exemplaires d’origine ou lĂ©gĂšrement optimisĂ©s (Ă©changeur plus efficient, refroidissement renforcĂ©) plutĂŽt que des prĂ©parations extrĂȘmes qui dĂ©sĂ©quilibrent l’ensemble.

En 2025, le plaisir authentique de cette voiture sportive japonaise tient aussi Ă  son caractĂšre analogique : direction informative, motorisations qui “respirent” et technologies actives mesurĂ©es. L’AWD et l’AYC permettent d’oser sur sol froid et mouillĂ©, Ă  condition de pneus homogĂšnes et d’un entretien sĂ©rieux des fluides. En rĂ©sumĂ©, la VR‑4 s’apprĂ©cie d’autant plus qu’on respecte son Ă©quilibre d’origine : elle rĂ©compense une conduite coulĂ©e et prĂ©cise par une efficacitĂ© supĂ©rieure Ă  la moyenne.

Historique du modÚle et palmarÚs en rallye : des spéciales à la route

La VR-4 est pensĂ©e dĂšs le dĂ©part pour courir. HomologuĂ©e en Groupe A au tournant 1988–1992, elle transpire la compĂ©tition : moteur 2.0 turbo 4G63, AWD, chĂąssis affĂ»tĂ© et fiabilitĂ© dimensionnĂ©e pour les contraintes WRC. Ralliart Europe supervise le programme en Europe, avec plusieurs victoires en WRC et de nombreux podiums, tandis que la CĂŽte d’Ivoire devient un terrain de jeu favorable, mettant en valeur l’endurance mĂ©canique et la motricitĂ©. Des noms marquants s’associent au modĂšle : Ari Vatanen, Timo Salonen, Jimmy McRae, ou encore Ross Dunkerton en Asie‑Pacifique. Les classements constructeurs progressent, scellant la crĂ©dibilitĂ© d’une berline “de tous les jours” qui gagne en spĂ©ciale.

Au fil des saisons, la concurrence se durcit. Mitsubishi bascule en 1993 sur la Lancer Evolution, plus compacte et mieux adaptĂ©e aux Ă©volutions rĂ©glementaires. La VR-4 poursuit, cĂŽtĂ© sĂ©rie, sa propre trajectoire. La 7e gĂ©nĂ©ration s’affranchit des gonfles du rallye pour viser un agrĂ©ment quotidien supĂ©rieur : V6 biturbo, confort accru et finitions en hausse. La 8e gĂ©nĂ©ration grimpe en technologie : AYC, INVECS‑II, et une version break qui ouvre des usages inĂ©dits. Si la production s’arrĂȘte en 2002, l’aura demeure, alimentĂ©e par les importations JDM et l’enthousiasme des communautĂ©s au Royaume‑Uni, en Nouvelle‑ZĂ©lande et ailleurs.

On peut illustrer l’influence de la VR‑4 Ă  travers une petite histoire d’atelier : un prĂ©parateur indĂ©pendant britannique, spĂ©cialisĂ© sur 4G63, tĂ©moigne frĂ©quemment d’un Ă©tat interne impeccable sur des blocs kilomĂ©trĂ©s mais bien entretenus. À l’inverse, des exemplaires Ă  la maintenance lacunaire prĂ©sentent des turbos fatiguĂ©s et des pĂ©riphĂ©riques fragilisĂ©s. Le message est constant : la base est saine, c’est l’historique qui fait la diffĂ©rence. Cette dimension “compĂ©tition dĂ©rivĂ©e” s’observe aussi dans le ressenti de conduite : plus on roule, plus on comprend les choix techniques (empattement, lois d’amortissement, rĂ©partition des masses) dictĂ©s par l’expĂ©rience rallye.

Au plan culturel, la VR‑4 est devenue une alternative crĂ©dible aux vedettes plus mĂ©diatisĂ©es. Elle attire ceux qui veulent une identitĂ© discrĂšte et performante, moins “show‑off” que d’autres icĂŽnes. Dans les rassemblements youngtimers, elle illustre une Ă©poque oĂč l’on pouvait acheter une berline familiale trĂšs rapide sans renoncer Ă  la polyvalence. C’est prĂ©cisĂ©ment cette dualitĂ© qui explique la fidĂ©litĂ© des propriĂ©taires et l’intĂ©rĂȘt constant des importateurs, vingt ans aprĂšs l’arrĂȘt de la production.

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Guide d’achat 2025 : fiabilitĂ©, prix et versions Ă  privilĂ©gier

Le marchĂ© de la Mitsubishi Galant VR-4 reste de niche en 2025, avec une logique d’import et d’exemplaires passionnĂ©s. Les prix varient selon l’état, l’historique et la raretĂ© de la configuration (BVM, AYC, Legnum). Les modĂšles Ă  trĂšs bas prix sont souvent de qualitĂ© alĂ©atoire et aux configurations dĂ©sĂ©quilibrĂ©es (piĂšces non d’origine, Ă©lectroniques bricolĂ©es, corrosion). Il est prĂ©fĂ©rable d’investir un peu plus pour un exemplaire mieux Ă©quilibrĂ© : historique limpide, entretien des fluides AWD/AYC, freinage remis Ă  niveau.

  • 💾 À moins de 10 000 € : Ă©vitez les exemplaires anonymes importĂ©s rĂ©cemment sans dossier.
  • đŸ’Œ Entre 12 000 et 18 000 € : on commence Ă  trouver des autos saines, BVM recherchĂ©e.
  • 🏆 Au‑delĂ  de 20 000 € : belles 8e gen avec AYC, Legnum propres, sĂ©ries limitĂ©es et Ă©tat collection.

ContrĂŽles recommandĂ©s avant achat : fuite des turbos, jeux de wastegate, santĂ© des catalyseurs, bruit de transmission (visco et diffĂ©rentiels), trace de surchauffe, corrosion des bas de caisse et points d’ancrage, Ă©tat des durites et radiateurs. Sur 8e gĂ©nĂ©ration, le systĂšme AYC mĂ©rite une vidange dĂ©diĂ©e et un test dynamique (ronds-points, manƓuvres serrĂ©es) pour dĂ©celer des incohĂ©rences.

Notre avis sur la VR-4 E38A/E39A (6e gen)

Usage visĂ© : youngtimer authentique, roulage dominical, prĂ©paration lĂ©gĂšre “period correct”. Atouts : 4G63T robuste, poids contenu, 4WS singulier. Limites : Ă©quipements datĂ©s, insonorisation moyenne, piĂšces de carrosserie parfois rares. Rappel : mieux vaut un exemplaire peu modifiĂ©, avec refroidissement et allumage remis au propre.

Caractéristiques à surveiller (6e gen)

  • 🧊 Circuit de refroidissement (radiateur/thermostat) et durites.
  • 🌀 Jeu compresseur/Ă©chappement des turbos, actuateurs.
  • 🛞 GĂ©omĂ©trie et Ă©tat des silentblocs de trains.

Notre avis sur la VR-4 6A13TT (8e gen, berline/Legnum)

Usage visĂ© : daily performant et polyvalent, voyage rapide, montagne. Atouts : 280 ch, 367 N m, AYC, boĂźte INVECS‑II agrĂ©able en urbain. Limites : accĂšs mĂ©canique plus dense sur V6, AYC Ă  entretenir, consommation en hausse. Recommandation : pneus UHP, plaquettes renforcĂ©es, vin de frein haute tempĂ©rature, vidanges de tous les fluides dĂšs l’achat.

Encadré prix & disponibilité

Prix observĂ©s (indicatifs, Europe de l’Ouest) : VR‑4 6e gen roulable dĂšs ~12 k€, 7e gen propre ~14–17 k€, 8e gen AYC/Legnum en Ă©tat supĂ©rieur ~20–28 k€. Voir plus de prix sur les places d’import spĂ©cialisĂ©es. Prix le plus bas relevĂ© sur 90 jours : cas isolĂ©s sous 10 k€ mais souvent Ă  reprendre intĂ©gralement. En cas de stock Ă©puisĂ© localement, dĂ©couvrez les meilleures promos chez des importateurs JDM reconnus.

Conseil final d’achat : privilĂ©gier un contrĂŽle complet sur pont et un scan des codes dĂ©fauts. On peut migrer d’une auto trĂšs moyenne Ă  une excellente base en ajoutant 2–3 k€ au budget initial ; l’économie Ă  court terme coĂ»te cher ensuite. Un dossier photo avant import et une inspection indĂ©pendante restent des options sĂ»res.

VR-4 face Ă  la concurrence et hĂ©ritage de l’évolution Galant

Au regard du positionnement, la Mitsubishi Galant VR-4 se situe entre la radicalitĂ© d’une Lancer Evolution et le confort d’une routiĂšre sportive. Face aux Subaru Legacy RS/GT-B, Nissan Skyline GTS‑4 ou Audi S4 B5, elle se distingue par un compromis unique : performances moteur soutenues, habitabilitĂ© crĂ©dible et technologies d’aide Ă  la motricitĂ© en avance (4WS, puis AYC). Parmi les moins chĂšres Ă  offrir un tel niveau d’équipement, la 8e gĂ©nĂ©ration sort du lot par son efficacitĂ© “intelligente” : la dalle antireflet n’existe pas ici, mais l’analogie vaut pour l’AYC qui amĂ©liore la lisibilitĂ© du comportement sous la pluie, mĂȘme si la fidĂ©litĂ© “pure” d’un chĂąssis sans aides peut sĂ©duire les puristes.

Comparativement, la Subaru WRX mise davantage sur une efficacitĂ© frontale et un tempĂ©rament pointu ; la VR‑4, plus posĂ©e, privilĂ©gie la stabilitĂ© Ă  haute vitesse et l’agrĂ©ment moteur. Contre une Audi S4 biturbo, la VR‑4 rĂ©pond par un poids souvent infĂ©rieur et une Ă©lectronique moins intrusive. En break, le Legnum devient une alternative singuliĂšre au Nissan Stagea : capacitĂ© de chargement, AWD et performances, avec une image sleeper prononcĂ©e. Pour un conducteur qui veut tout faire avec une seule auto, cette voiture sportive japonaise apporte une polyvalence rare.

Sur le plan de l’image, l’historique modĂšle participe Ă  la valeur perçue : la trace en WRC lĂ©gitime la plateforme, puis l’évolution Galant valorise le progrĂšs technologique (INVECS‑II, AYC). MĂȘme si Mitsubishi a dĂ©voilĂ© un Galant Ralliart atmosphĂ©rique pour le marchĂ© amĂ©ricain dans les annĂ©es 2000, il ne remplace pas la VR‑4 dans l’esprit des passionnĂ©s. On retrouve aujourd’hui des communautĂ©s actives, des bases d’articles techniques et des catalogues de piĂšces refabriquĂ©es, facilitant la maintenance. En pratique, l’offre de piĂšces d’usure est correcte ; les Ă©lĂ©ments rares concernent surtout l’accastillage, certaines rĂ©fĂ©rences d’AYC et des garnitures spĂ©cifiques.

En perspective 2025, la VR‑4 garde un rĂŽle de passerelle : assez moderne pour rouler loin, assez analogique pour procurer de la sensation. On la choisit pour la cohĂ©rence de sa traction intĂ©grale et la densitĂ© de son moteur turbo, non pour battre des records absolus. Mieux vaut une prĂ©paration “OEM+” : Ă©changeur plus efficient, radiateur aluminium, disques/perf routiers, gĂ©omĂ©trie prĂ©cise et pneus contemporains. Cette voie capitalise sur la base saine et magnifie l’agrĂ©ment, sans dĂ©naturer la signature VR‑4.

Si l’on devait rĂ©sumer l’hĂ©ritage : la VR‑4 illustre une Ă©cole oĂč la performance s’intĂšgre dans une berline vivable. Elle a contribuĂ© Ă  populariser la berline 4×4 performante bien avant l’ùre des SUV, et demeure aujourd’hui une rĂ©fĂ©rence discrĂšte mais crĂ©dible pour qui veut conjuguer intensitĂ© et quotidien.

Quelle Mitsubishi Galant VR-4 choisir pour débuter ?

En rÚgle générale, une 8e génération (6A13TT) en BVM, AYC entretenu et dossier complet offre le meilleur équilibre performances/fiabilité/agrément. Une 6e génération (4G63T) séduira les puristes pour son cÎté homologation et la disponibilité de piÚces.

La transmission intégrale nécessite-t-elle un entretien spécifique ?

Oui. Il est prĂ©fĂ©rable de vidanger rĂ©guliĂšrement boĂźte, diffĂ©rentiels (dont AYC) et visco-coupleur. Des pneus identiques et Ă  usure homogĂšne sont indispensables pour prĂ©server l’AWD.

Quelles sont les faiblesses connues des V6 biturbo ?

Surchauffe possible en usage intensif si le refroidissement est fatigué, turbos à surveiller (jeu, fuites), accÚs mécanique plus dense. Un contrÎle préachat et un plan de remise à niveau sont recommandés.

Le break Legnum est-il aussi performant que la berline ?

Oui, les mĂ©caniques et l’AWD sont identiques. Le poids lĂ©gĂšrement supĂ©rieur est compensĂ© par l’AYC sur certaines versions ; l’agrĂ©ment reste trĂšs proche, avec un volume utile supĂ©rieur.

La VR-4 est-elle compatible avec un usage quotidien en 2025 ?

Relativement, si l’entretien est rigoureux. Convient au trajet mixte et au voyage rapide ; l’autonomie est correcte, mais la consommation et l’ñge de l’auto impliquent une vigilance accrue sur la maintenance.

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